Six nations : les points chauds du (dernier?) Tournoi de Saint-André

Six nations : les points chauds du (dernier?) Tournoi de Saint-André

DirectLCI
RUGBY - L'équipe de France de rugby débute ce samedi le Tounoi des Six Nations, face à l'Ecosse (18 heures). A priori le dernier pour Philippe Saint-André, le sélectionneur, pour qui les défis sont nombreux, à sept mois de la Coupe du monde en Angleterre.

Gagner pour se rassurer. Après une tournée d'automne encourageante (2 victoires, 1 défaite), le XV de France veut poursuivre son regain de santé et pourquoi pas, enfin, remporter un Tournoi des 6 nations qui le fuit depuis 2010.

 Une obligation de résultats
La série pourrait être tristement historique : si le XV de France ne termine pas dans les trois premiers du Tournoi, Philippe Saint-André serait le premier sélectionneur à ne jamais avoir terminé sur le podium de la compétition, en quatre éditions. Le staff compte ainsi entretenir l'élan de la tournée de novembre , quand les Bleus avaient dominé l'Australie. L'ossature est préservée : douze titulaires face aux Wallabies seront alignés samedi face à l'Ecosse. ''On est dans une année hyper importante, il n'y a plus à calculer, juste à s'envoyer comme des malades'', déclare Saint-André à l'AFP.

Sa tête à sauver
Lui-même joue son poste. Pierre Camou, le président de la fédération française de rugby, a annoncé qu'il attendrait la fin de la Coupe du monde pour révéler le nom du successeur de PSA, si ce dernier n'est pas reconduit. Marc Lièvremont a pourtant su avant la Coupe du monde 2011 qu'il serait remplacé. Et les noms d'Ibanez, voire Galthié, reviennent toutes les semaines. ''Pour l'instant, je ne sais pas du tout si je voudrai continuer, j'ai envie de voir comment ce Tournoi et cette Coupe du monde vont se passer, esquive le sélectionneur. Je le vis avec une sérénité et un détachement énormes. J'ai huit mois à venir hyper-intenses, hyper-excitants rugbystiquement et émotionnellement."

EN SAVOIR +>> A un an du Mondial, les chiffres qui accablent le XV de France

► Trouver ceux avec qui aller au Mondial
Sébastien Tillous-Borde blessé au genou, la charnière qu'il composait avec Camille Lopez en novembre ne pourra être reconduite une quatrième fois de suite. Le technicien a donc opté pour Rory Kockott (28 ans, 3 sélections), intéressant comme 'impact player' ' lors de la tournée, pour constituer sa... 14e charnière en un peu plus de trois ans. Le demi de mêlée castrais a eu un mois pour intégrer les schémas des Bleus et sera ''le garant du jeu français'', dixit PSA. Un gage pour l'avenir ? ''Il vaut mieux être dans le groupe qu'en dehors'', a répété le sélectionneur cette semaine. Pourtant, il pourrait encore y avoir du mouvement d'ici l'annonce, le 19 mai, des 36 joueurs retenus pour préparer la Coupe du monde. C'est déjà le cas avec Parra, oublié lors du dernier rassemblement mais remplaçant samedi, qui revient ''avec enthousiasme'' et reste un prétendant à une place en Coupe du monde.

► Des étrangers à intégrer
C'était la polémique fin 2014 : les étrangers, convoqués en équipe de France, étaient trop nombreux selon certains observateurs. Quel est leur place aujourd'hui ? Kockott, Spedding (arrière) et Le Roux (3e ligne), tous les trois Sud-Africains et titulaires samedi, semblent avoir gagné leur place jusqu'à la Coupe du monde, dans 7 mois. Le staff des Bleus fonde toujours de grands espoirs sur le pilier néo-zélandais Atonio (remplaçant), tandis que l'ailier fidjien Nakaitaci ne figure pas dans le groupe.

Lire et commenter