Thomas Savare : "Un Paris - Toulouse, ça rappelle de bons souvenirs"

Thomas Savare : "Un Paris - Toulouse, ça rappelle de bons souvenirs"

RUGBY
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CLASICO - Choc au sommet du Top 14 à l'orée du siècle dernier, la confrontation entre le Stade français (4e) et le Stade toulousain (5e), samedi, retrouve ses lettres de noblesse. Une rencontre décisive en vue des phases finales, que Thomas Savare, le président parisien, décrypte pour metronews.

Ça y est, c'est le retour du Clasico en Top 14 ?
C'est vrai que c'est la première fois depuis quelques années que les deux clubs se retrouvent en étant classés dans les six premiers du Championnat. Ça rappelle de bons souvenirs, ceux des matches à enjeux. Car Toulouse vient à Paris avec toutes armes et de grandes intentions. Ils ont comme nous besoin de points.

Vous allez jouer au Stade de France pour la première fois de la saison, cela pourrait-il perturber vos joueurs ?
Non, même si quitter Jean-Bouin où l'on est invaincu est un facteur supplémentaire à gérer. Mais le Stade de France c'est un peu chez nous aussi, d'autant qu'on attend 65 000 personnes pour nous supporter. On craint plus l'équipe en face que le stade (rires).

"Toulouse a des joueurs de grand talent, mais nous aussi"

Le Stade toulousain est-il un modèle pour le Stade français ?
Un modèle, non, mais on a un très grand respect pour ce club et son palmarès impressionnant. Il y a en a beaucoup de joueurs de grand talent à Toulouse, mais nous aussi on est pas mal fourni. Ça nous garantit une belle opposition.

Comment expliquez-vous le renouveau du Stade français cette année ?
C'est un mélange de plusieurs facteurs : le retour au stade Jean-Bouin, tout comme le travail réalisé par Gonzalo Quesada (l'entraîneur arrivé l'été dernier, ndlr) et son staff avec les joueurs. Mais surtout, ça travaille beaucoup. C'est ça la clef.

"Les critiques ont été dures avec Papé, mais il a le cuir épais"

Comment avez-vous vécu le nouvel épisode rocambolesque durant le Tournoi des VI Nations ?
Moi je n'ai pas voulu respecter la demande de Philippe Saint-André (le sélectionneur voulait dispenser 12 internationaux de la 19e journée de Top 14, ndlr), parce qu'elle ne me semblait pas légitime et qu'elle n'appliquait pas de bonne foi la convention signée entre les clubs et la sélection. Si j'ai mis Jules Plisson et Pascal Papé au repos, c'est parce qu'ils en avaient besoin. C'est tout.

Justement, n'avez-vous pas peur qu'ils soient revenus usés du XV de France ?
Il y a des petits pépins physiques, mais sinon ils ont hâte de vivre cette fin saison. C'est vrai qu'il y a eu des critiques parfois dures concernant Pascal, mais il a le cuir épais, je ne suis pas inquiet. Jules est plus jeune, il n'a que 22 ans et le XV de France va l'aider à progresser. Ce n'est pas le meilleur 10 du monde, mais il a du talent et du potentiel.


 

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