Top 14 : Pourquoi Toulon peut viser le doublé... Et pourquoi Castres aussi

Top 14 : Pourquoi Toulon peut viser le doublé... Et pourquoi Castres aussi

RUGBY - Le RCT, tout frais champion d'Europe, a les moyens d'enchaîner avec la victoire en finale de Top 14, samedi soir. Mais son adversaire, Castres, champion de France en titre, peut aussi croire en ses chances.

A l'issue d'une saison riche en suspense et en rebondissements, l'affiche de la finale du Championnat de France de rugby 2014 est une redite de celle de l'an passé. Toulon-Castres. Les Champions d'Europe contre les Champions de France. Une belle empoignade en perspective entre deux clubs que tout oppose, sauf leur philosophie de la gagne. Et chacun dispose de solides arguments pour convoiter le Brennus...

Pourquoi le RCT peut croire à son doublé :

Parce que Toulon... a perdu l'an dernier
Ce 1er juin 2013, les Toulonnais l'ont encore en travers du gosier. Comme une erreur dans le scenario, un trou noir au moment du feu d'artifice. Défaits 14-19 par les outsiders castrais, les hommes forts du RCT ont juré qu''on ne les y prendrait plus. Ce Brennus manqué de 2013, s'il a été évidemment remporté, de mains de maîtres, par des Castrais plus performants, a été aussi perdu par des "erreurs de récupération et de motivation", de l'aveu de Mourad Boudjellal, le manager des Rouge et Noir, toujours fumasse un an après. Donc pas de blague cette saison : le triomphe européen contre les Saracens (23 à 6 le 24 mai dernier) a été vite digéré (juste quelques bières dans la soirée) et l'armada n'est pas rentrée dans la rade entre ses deux grandes finales. Le bouclier, que l'on n'a plus manipulé dans le Var depuis 1992, n'est pas un bonus, c'est une priorité.

Parce que Toulon... est plus chaud
Ne pas se fier aux derniers tweets des Toulonnais, s'exhibant en pleine séance de cryothérapie, dans des vapeurs glacées. Fausse piste : les joueurs varois sont chauds, à température idéale pour rentrer, tête baissée, dans leur finale. La preuve de leur redoutable efficacité, ils l'ont donnée sur le terrain, à longueur de saison ; mais surtout en finale de H Cup, face aux fameux Saracens, minutieusement détruits, selon la méthode locale. Tenir en défense, pilonner devant, et, quand l'édifice adversaire craquelle, profiter des failles - le RCT, entre Habana, Bastareaud et autre Armitage(s), ne manque pas de perce-murailles. Physiquement, tactiquement, mentalement, les Toulonnais sont prêts comme jamais. Impact prévu samedi soir.

Parce que Toulon... a Wilkinson
Ils l'aiment leur capitaine. Ils l'ont dans la peau, leur Wilko. Les Toulonnais ont fait coudre son nom sur le col du maillot de la finale. Une édition unique, pour célébrer le dernier match du légendaire ouvreur anglais. Pour sûr, Sir Wilkinson n'abordera pas ce "big game" comme un vulgaire jubilé. Il donnera tout pour finir en beauté avec ce doublé en club, donnant à son palmarès individuel un éclat des plus rares. Si le canonnier de Frimley peut faire basculer un match à lui seul, d'un coup de pied bien senti, il pourra compter sur ses petits camarades pour lui faciliter la tâche, et lui offrir comme cadeau d'adieu le célèbre "bout de bois".

Pourquoi le CO peut croire à son doublé :

Parce que Castres... a gagné l'an dernier
Le Castres Olympique est un champion très discret. Un club qui a l'humilité comme seconde nature et trace sa route dans l'ombre. Patiemment. Loin du style un brin tapageur des vedettes de la côte d'Azur. Cette année, le CO a longtemps navigué en eaux troubles, jamais sûr de faire partie des barragistes. Mais avec son effectif collectivement impeccable, souverain en touche, à l'aise en conquête et inspiré derrière, poussé vers le haut par ses nouveaux Bleus (Dulin en tête), il est encore meilleur que l'an dernier. Et, juste avant que le RCT fasse rêver l'Europe entière en enfonçant les Saracens sur terrain neutre, le CO allait gagner contre Clermont à Marcel-Michelin... Pas la moitié d'un exploit.

Parce que Castres... est plus frais
Deux semaines complètes de préparation : le CO, lui, n'a qu'un objectif en tête. Le centre d'entraînement du Lévezou s'est transformé en piste de décollage vers Saint-Denis. Le temps de régénérer les organismes, puis de mitonner les tactiques les plus vicieuses destinées à priver le RCT de munitions. Le duo d'entraîneur Milhas-Darricarrère ne joueront pas les blasés, pour leur première finale au Stade de France. De quoi rejouer le coup des outsiders, une année de plus.

Parce que Castres... a Kockott
L'an passé, il avait fait basculé la finale. Aujourd'hui encore, on peine à trouver des défaut à Rory Kockott, le numéro 9 du CO, si inspiré, au pied comme à la main. Le Sud-Africain pourrait bien, d'un coup de génie, faire basculer la partie, et rendre chèvres les taureaux toulonnais. S'il focalise l'appétit des plaqueurs adverses, il laissera d'autant plus de libertés à ses petits copains des lignes arrières, et à son compère Rémi Talès, jamais en reste pour placer quelque drop assassin.

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