Top 14 : une petite demie entre amis

RUGBY

RUGBY - Alors que le RC Toulon et le Stade Français sont aux prises vendredi soir à Bordeaux (coup d'envoi à 20h45), en demi-finales du Top 14, Bernard Laporte va lui retrouver un club avec lequel il a "vécu de grandes émotions."

"Pour Bernard, cette demi-finale, c'est le triangle magique." Max Guazzini, l'ancien président du Stade Français, connait bien celui qui, joueur a été champion avec Bègles-Bordeaux avant de toucher le Brennus en tant qu'entraîneur de Paris et désormais de Toulon. Et pour cause, avant de débouler dans la Rade en 2011, Laporte a participé avec lui à l'aventure du Stade Français de 1995 à 1999.

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"C’est un club que j’aime beaucoup car j’y ai vécu de grandes émotions, rappelait encore hier l'ancien sélectionneur du XV de France. Prendre un club en 3e division et participer à le monter en première division... Je repense à Max, à toute l’épopée que l’on a vécue avec ce club." Mais c'était il y a longtemps. Près de quinze ans si on fait l'impasse sur la tentative de reprise échouée par Laporte et Guazzini en 2011 alors que le club était au bord du gouffre.

Des Toulonnais revanchards

"Les émotions, on les vit avec des hommes et ceux qui sont actuellement au Stade Français je ne les ai pas connus, a continué Laporte. J’ai beaucoup de respect pour eux et pour l’institution Stade Français aussi, c’est une évidence. Ca reste toujours un peu particulier." A fortiori quand lui, qui a empilé les trophées avec Toulon (trois Coupes d'Europe et un Brennus), est aujourd'hui en mesure de briser le rêve du club qui fut – et qui est un peu toujours – celui de son cœur. Celui de ces Parisiens qui ont soulevé le dernier de leur 13 Brennus il y a huit ans et qui n'a plus connu le parfum des  phases finales depuis 2009.

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Cette première demi-finale quasi fratricide (Laporte mais aussi son adjoint Delmas, Bastareaud, Hernandez ou encore Ménini ont tous un jour porté le maillot parisien) se révèle encore plus particulière qu'en phase régulière, le Stade Français de Gonzalo Quesada a, à l'aller comme au retour, fait mordre la poussière à l'armada toulonnaise. Sans faire de sentiments.

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