Tournoi des VI Nations : 5 choses à savoir avant Italie - France

RUGBY
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RUGBY - Embarqués dans un Tournoi pour l'instant très décevant, les hommes de Philippe Saint-André doivent s'imposer à Rome dimanche (16 heures), sous peine de voir virer leur campagne à la catastrophe. Un match décisif pour le XV de France en Italie, donc, et très difficile à négocier.

La France ne marche plus sur Rome
La dernière victoire du XV de France en Italie remonte au 21 mars 2009. Une belle raclée (50-8) qui a l'époque reflétait l'écart de niveau entre les deux équipes. Sauf que depuis, ce delta s'est considérablement réduit et si les Bleus continuent de battre les Italiens au Stade de France (bien moins largement d'ailleurs) à Rome, ils restent sur deux cuisantes défaites. La première, le 12 mars 2011 (22-21), avait été vécue comme un séisme, la seconde, le 3 février 2013 (23-18), comme une fatalité. En cas de troisième revers, le cataclysme pourrait même ébranler le jusque-là inamovible Philippe Saint-André. 

Les Bleus ne jouent pas les favoris
Quatorzième nation au classement du World rugby, l'Italie effraie pourtant le XV de France. Malgré leur 7e place, les tricolores ont d'ailleurs joué profil bas durant l'avant-match contre la Squadra Azzura. "C'est une équipe qui a tous les paramètres de la performance, expliquait en conférence de presse Yannick Bru, l'entraîneur des avants.  Les Italiens sont très bien coachés et comptent à certains postes parmi les meilleurs joueurs du monde. Il ne s'agit plus du Petit Poucet ou de l'outsider du Tournoi". Bref, la France a peur. 

Mas, pour la sécurité
Avec une équipe mouvante et donc peu expérimentée, le XV de France a souvent laissé filer ses matches sur des petits détails et surtout un manque de gestion de ses temps forts. Entouré d'une nouvelle génération qui peine à s'affirmer au niveau international, le capitaine Thierry Dusautoir (33 ans) se sentait sans doute un peu seul. Alors, pour l'épauler dans le vestiaire et surtout stabiliser une mêlée fébrile, le sélectionneur a décidé d'enfin titulariser Nicolas Mas (34 ans). Et d'entrée au pilier d'annoncer la couleur : "On veut faire quelque chose en Italie, montrer qu'on vaut mieux que ça". 

Lopez sous grosse pression
Très décevant lors des trois matches tricolores du Tournoi, Camille Lopez (25 ans) s'est pourtant vu conserver la faveur de Saint-André face à l'Italie, alors que d'autres joueurs n'étaient plus titulaires voire éjectés de l'équipe après le revers contre les Gallois (20-13). Une "confiance à 250 %" du sélectionneur qui met l'ouvreur de Clermont sous pression, car en cas de nouvelle déconvenue à Rome, personne ne comprendrait un éventuel maintien contre l'Angleterre le 21 mars prochain. 

Le mauvais présage des filles
Grandissimes favorites pour le Grand Chelem dans le tournoi féminin, les Bleues se sont inclinées à la surprise générale face aux Italiennes (17-12). Une défaite, face à une équipe qui n'avait jamais remporté le moindre match de Tournoi, qui s'explique par un essai à la dernière minute. Mais les Bleues peuvent encore remporter cette édition 2015 si elles s'imposent face aux Anglaises lors de l'ultime journée. Comme leurs homologues masculins d'ailleurs, à condition de voir le XV de France battre largement l'Italie puis le XV de Rose à Twickenham mais que dans le même temps le pays de Galle chute à Rome et que l'Irlande tombe en Ecosse... Très improbable, donc. 

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