Un non-match, mais rien de grave

Un non-match, mais rien de grave

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VI NATIONS – Trop d'approximations, de mauvais choix, les Français ont galvaudé la belle opportunité de Grand Chelem qui s'offrait à eux. Face à un Pays de Galles déterminé, ils sont retombés dans leurs travers. Paradoxalement, ils peuvent toujours remporter le Tournoi.

Les masques étaient de sortie à l'issue de la rencontre Galles - France de vendredi soir, soldée par un succès net et sans bavure des premiers cités (27-6). Jamais dans le coup, maladroite de bout en bout, la formation tricolore a subi un événement dans lequel elle se devait de jouer le rôle d'un "sparring-partner" tout désigné.

Sous pression aux prémices du coup d'envoi, les Gallois ont tout lâché, imposant un rythme constant, difficile à supporter. Une troisième ligne dévastatrice, des centres monstrueux, une sélection du "Poireau", bien différente de celle qui se faisait corriger en Irlande il y a quinze jours.

Bastareaud : "Une douche froide, mais il faut relever la tête"

Le centre toulonnais Mathieu Bastareaud, a eu beau tenter de sonner la révolte, comme les autres trois quarts français, il n'a pas trouvé les solutions :  "C'est compliqué de commencer le match à 11-0 contre nous. Notre première mi-temps a été catastrophique en tout point, nous n'avons pas su inverser la vapeur", détaillait-il marqué sur le visage.

Le naufrage du Millenium Stadium aura été collectif et ce genre de rencontre marque un joueur psychologiquement "On a pris une douche froide, mais il faut relever la tête. Ceux qui auront la chance d'être appelés contre l’Écosse puis face à l'Irlande, se devront de finir ce Tournoi en beauté", poursuivait-il, lucide sur la situation du moment, pas si catastrophique que ça. 

Huget : "Nos vieux démons sont revenus"

La France, qui avait terminé dernière de l'édition 2013, devra se contenter de jouer la victoire finale, ce qui est déjà pas mal, en terme de progression. Opportuniste lors du "Crunch", percutante contre l'Italie, la France n'a pas mis les ingrédients nécessaires à la réalisation d'une prestation concrète en Galles : "En début de seconde mi-temps, lorsqu'on pouvait encore espérer revenir, nos vieux démons sont revenus", regrettait l'ailier Yoann Huget.

"On a trop pêché dans la dernière passe, commis trop d'en-avants. A force, la confiance s'égraine", confirmait le Toulousain, lui qui s'est vu refusé un essai au tout début de la rencontre (13'). Rapidement, les Gallois ont fait comprendre aux  "Frenchies", que ce serait très dur de les battre en ce jour J. Malgré des changements intéressants, symbolisant une réaction d'orgueil en fin de match, le scénario semblait écrit d'avance.  

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