VIDÉO - Quand trois rugbymen fidjiens s'agenouillent devant Emmanuel Macron avant la finale du Top 14

VIDÉO - Quand trois rugbymen fidjiens s'agenouillent devant Emmanuel Macron avant la finale du Top 14

RESPECT - Tradition fidjienne oblige, trois joueurs originaires de ce petit pays du Pacifique se sont agenouillés devant le président de la République dimanche lors de la présentation des équipes avant la finale du Top 14 Clermont-Toulon.

A l'évocation des protocoles d'avant-match, que ce soit en foot ou en rugby, la question des hymnes qui doivent être chantés (ou pas) par les joueurs revient souvent avec insistance. Avec, quasi systématiquement, des polémiques stériles. Est-ce qu'un joueur qui ne chante pas l'hymne national manque de respect à son pays et à ses dirigeants ? A l'inverse, un hymne parfaitement exécuté signifie-t-il qu'un joueur se montre ainsi digne de porter les couleurs de son pays ? Le débat est (presque) sans fin.

Déférence et humilité

Dimanche soir, trois joueurs fidjiens disputant la finale du Championnat de France de rugby (Top 14) ont poussé un peu plus loin la réflexion sur ce sujet en effectuant un geste original et rarement vu sur les pelouses françaises. Pour marquer leur respect, le Toulonnais Josua Tuisova et les Clermontois Alivereti Raka et Peceli Yato se sont tout simplement agenouillés devant Emmanuel Macron lors de la présentation des équipes sur le terrain avant le coup d'envoi. 

Accompagné du président de la Fédération française de rugby, Bernard Laporte, et des présidents des deux clubs finalistes, le président de la République - relançant une tradition mise à mal ces dernières années par Nicolas Sarkozy et François Hollande par peur des sifflets du public - est descendu sur la pelouse du Stade de France et a salué un à un les acteurs de cet ultime duel de la saison (remporté par les Auvergnats 22-16). Surprise au moment de serrer la main des joueurs du Pacifique, ceux-ci ont mis un genou à terre et ont baissé la tête devant le nouveau locataire de l'Elysée ; un signe d'humilité et de déférence, la plus grande marque de respect dans ce petit pays de l'océan Pacifique où l'image du chef est toujours très présente.

L'histoire ne dit pas si le président avait été prévenu de l'attitude inhabituelle (en France) des joueurs fidjiens. Mais Emmanuel Macron n'a pas paru surpris outre-mesure en voyant ces trois grands gaillards d'un bon quintal s'incliner devant lui.

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