XV de France : Kockott, Atonio, comment ces "non-Français" deviennent-ils sélectionnables ?

XV de France : Kockott, Atonio, comment ces "non-Français" deviennent-ils sélectionnables ?

RUGBY - Le sélectionneur Philippe Saint-André a ouvert un peu plus la porte aux joueurs étrangers. Sous son mandat, il y a déjà eu Daniel Kotze, Antonie Claassen et Bernard Leroux. Le 28 septembre prochain, le Sud-Africain Rory Kockott (Castres) et le Néo-Zélandais Uini Atonio (La Rochelle) vont à leur tour se rendre à Marcoussis, le QG des Bleus. Ils y suivront le stage de préparation en vue de la tournée automnale.

Quel est le point commun entre le "bouledogue" sud-africain Rory Kockott et "l'ours" néo-zélandais Uini Atonio ? A priori aucun, si ce n'est qu'à partir du 28 septembre et jusqu'au 1er octobre, ces deux joueurs venus de l'hémisphère Sud vont tous les deux participer au stage préparatoire du XV de France en vue de la tournée de novembre. Exactement comme Bernard Leroux l'a fait lors de la tournée estivale de 2013. Avec brio puisque le Sud-Af' du Racing Métro, 8 sélections depuis, sera lui aussi dimanche prochain du rassemblement à Marcoussis.

Car le rugby international a cette particularité qu'il permet à un étranger de défendre les couleurs du pays où il évolue, selon des modalités que détaille l'article 8 de l'International Rugby Board (IRB) . Cet "honneur" est rendu possible à condition qu'un de ses parents ou de ses grands-parents soit né sur le sol de la nation en question. En l’occurrence, ce n'est pas le cas des deux petits nouveaux. 

Plus d'une dizaine de joueurs étrangers ont déjà porté le maillot frappé du Coq

En revanche, le demi de mêlée de Castres, Kockott (28 ans), et le pilier droit XXL (1,96 m, 152 kg) de La Rochelle, Atonio (24 ans), peuvent prétendre aux Bleus car ils ne comptent aucune sélection avec les Springboks et les All Blacks. Et enfin, parce qu'ils résident en France depuis trente-six mois au moins (tous les deux sont dans leur club depuis 2011), ils entrent dans la catégorie des "non-Français potentiellement sélectionnables", comme les présentait il y a un peu plus d'une semaine le comité de suivi du XV de France. Les voilà donc dans la même situation que Leroux, Daniel Kotze et Antonie Claassen, les derniers expat' à avoir découvert la sélection tricolore sur ces critères avant eux. 

A moins d'un an de la Coupe du monde, ce recours aux forces vives venues d'ailleurs ne fait pas que des heureux (le demi de mêlée Morgan Parra a été écarté des 30 au profit de Kockott, par exemple). Mais il est loin d'être une nouveauté dans l'histoire du XV de France : Abdelatif Benazzi, né au Maroc avant de devenir le capitaine des Bleus, ou encore les Kiwis Tony Marsh et Legi Matiu, en passant par la légion sud-africaine (Eric Melville, Driss Van Heerden, Steven Hall, Brian Liebenberg, Pieter De Villiers) ont, par le passé, fait les beaux jours de l'équipe de France.

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