XV de France : c'est quoi la bonne méthode pour battre les All Blacks ?

RUGBY

RUGBY - Pour leur dernier test-match de novembre, les Bleus affrontent la Nouvelle-Zélande samedi soir au Stade de France (21 heures). Un défi monumental, qui nous ramène évidemment à la dernière confrontation entre ces deux équipes et la raclée retentissante subie en quart de finale de la Coupe du monde 2015 (13-62). Une rencontre avant laquelle LCI avait demandé à d'illustres anciens du XV de France qui avaient battu les All Blacks qu'elle est la méthode à employer pour tenter de rééditer l'exploit. Des préceptes de jeu toujours valables pour les hommes de Guy Novès un an plus tard.

Les prendre à leur propre jeu

Troisième ligne lors de la victoire historique des Bleus en demi-finale du Mondial 1999 contre la bande à Jonah Lomu (43-31), Olivier Magne (43 ans et désormais avants de l'équipe de France des moins de 20 ans) nous avait expliqué comment les sélectionneurs de l'époque (Pierre Villepreux et Jean-Claude Skrela) avaient préparé ce match où la France n'était évidemment pas favorite : "Ils avaient essentiellement basé leur discours sur les aspects stratégiques et tactiques. On avait concentré nos efforts sur les possibilités de surprendre l'adversaire au point de vue du jeu. On n'a jamais lâché notre idée de base qui était de montrer aux Blacks que l'on avait des armes sur le plan offensif. Ça les a perturbés et nous, ça nous a confortés dans cette idée d'attaquer. Pour les battre, il faut leur faire ce que l'on n'aime pas qu'ils nous fassent quand ils nous provoquent dans le jeu, quand ils nous déplacent en permanence et qu'ils nous attaquent tout le temps". Bref, ne pas les regarder jouer pour ne pas subir. 

Ne pas trop les respecter

En première ligne de ce face-à-face monstrueux d'intensité entre les deux formations à l'heure du traditionnel haka néo-zed, Christophe Dominici était ensuite entré en cours de jeu lors de ce quart de finale de Coupe du monde mémorable remporté par les Bleus 20-18. Et l'ailier, aujourd'hui âgé de 44 ans et devenu consultant, se souvenait parfaitement des intentions qui l'avaient animé, lui et ses coéquipiers. "Tout s'est joué avant le match, ça ne s'est pas joué pendant, finalement, nous confiait-il. Il y a ce moment incroyable du haka, c'était de la folie, on était à 20 cm des Blacks. Ça nous a vraiment permis de rentrer dans ce quart de finale et aussi de leur rentrer un peu dedans. On ne voulait pas qu'ils prennent le dessus de suite, que ce ne soit pas eux qui décident quand la partie allait commencer. Je pense vraiment que le match s'est gagné ici, car ça symbolise tout ce qu'on voulait faire contre eux : répondre présent au défi, être solidaires et oser." Et ça a marché.

Faire le match parfait

Présent lors de la victoire tricolore en 2007, mais aussi lors de la rageante défaite de 2011 en finale de la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande (7-8), Vincent sait exactement ce qu'il faut faire et ne pas faire pour tenter de mettre en déroute ces All Blacks. Et pour l'ancien Toulousain, qui à 35 ans évolue depuis l'été dernier au RC Toulon, pas de doute, le sans-faute est indispensable. "Il faut mettre tous les curseurs au maximum, détaillait-il pour LCI. Que la technique, la stratégie, l'envie, l'agressivité, le pragmatisme, la réussite soit à 100 % parce que la moindre erreur se paie cash. Et quand les Néo-Zélandais voient une équipe à ce point prête face à eux, ils ne sont pas habitués et là, ils perdent le fil parce que ça ne leur arrive pas souvent. Les Blacks, on ne les bat qu'à 100 % dans tous les secteurs". Reste à savoir si les hommes de Guy Novès seront capables d'atteindre un tel niveau d'exigence samedi. 

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