XV de France : Parra, Michalak, Kockott et Trinh-Duc, le rôle de buteur encore et toujours en chantier

RUGBY
RUGBY - A quelques semaines de l'ouverture de la Coupe du monde (8 septembre-31 octobre en Angleterre), les Bleus peinent toujours à se trouver un buteur. Un problème récurrent en équipe de France.

Personne ne s'impose vraiment. A un mois et demi de la Coupe du monde, le XV de France n'a toujours pas réglé la sempiternelle et cruciale question du buteur, à laquelle il s'attelle depuis plusieurs mois sous la houlette du spécialiste du jeu au pied Romain Teulet. Le sujet a d'ailleurs le don d'irriter passablement le très concerné Morgan Parra.

Interrogé à Marcoussis sur le manque de régularité des buteurs français par rapport aux autres grandes nations, le demi de mêlée de Clermont est ainsi monté dans les tours : "Sexton (ouvreur de l'Irlande, Ndlr) n'en loupe jamais ? Jamais, jamais, c'est vrai... Cela ne sert à rien qu'on s'y pointe alors à la Coupe du monde : on n'a aucun buteur. On est nul comme vous le dites", a-t-il lâché, avant de s'adresser de loin à Frédéric Michalak, qui attendait de passer devant les médias : "Michal', on n'a pas de buteur ! On est morts !"

"Aujourd'hui, il n'y en a pas un au-dessus du lot"

Le XV de France n'est évidemment pas mort, mais l'encadrement cherche toujours son artilleur en chef entre Parra, Michalak, Rory Kockott et François Trinh-Duc, après avoir écarté Camille Lopez, qui en avait la charge pendant le Tournoi et qui a déçu. Preuve que cette question constitue une part importante de l'équation que doit résoudre le staff pour choisir les demis qui seront retenus (la liste définitive doit être annoncée le 23 août). 

"Je crois qu'ils (les joueurs, ndlr) ont intégré que le but serait un des critères de sélection, estime Romain Teulet, ancien buteur émérite de Castres appelé il y a huit mois pour améliorer le jeu au pied des Bleus. Il y a une carte à jouer dans ce domaine. Aujourd'hui, il n'y en a pas un au-dessus. On n'a pas pu installer quelqu'un dans ce domaine, ou alors personne n'est encore réellement sorti du lot".

Un préparateur mental pour les aider

D'où le travail mis en place avec Parra et les autres pour que les buteurs parviennent à installer cette routine indispensable avant une pénalité afin qu'elle passe, quels que soient les aléas du match (fatigue, vent, pluie...). "Les buteurs doivent avoir des gestes incontournables, au niveau du pied d'appui, des épaules, de la façon de traverser le ballon. Quelle que soit la technique. Après, je reste beaucoup dans la sensation, dans l'échange aussi", poursuit Teulet qui s'aide du préparateur mental Christian Ramos, intégré à l'encadrement pour la préparation au Mondial. 

"Je n'interviens que sur deux grands éléments : soit renforcer le positif quand Romain valorise la technique du joueur. A ce moment-là, je demande au sportif de retenir la représentation mentale de ce qu'il a fait, détaille l'intéressé. Mais on peut aussi détecter un joueur qui commence à s'agacer parce qu'il est en difficulté. On lui dit alors : 'Super, tu es en train de vivre ce que tu vis en compétition.'A ce moment-là, on arrête la séquence et on analyse le fonctionnement du joueur pour trouver des clés."  

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