VIDÉO - "Je gagne 356 euros à torcher le cul de mes vaches" : clashs en série après le passage de Fillon au Salon de l'agriculture

DirectLCI
TENSIONS - Un temps annulée, puis finalement reportée, la venue de François Fillon a fait du bruit dans les allées du salon de l'Agriculture, mercredi. Si le candidat a été applaudi et encouragé pendant sa visite, ses détracteurs se sont aussi fait entendre, donnant lui à des prises de bec intenses.

"Tiens bon, on est acquis à ta cause", "Fillon président"... L'obstination de l'ex-Premier ministre, qui a décidé de maintenir coûte que coûte sa candidature malgré sa probable mise en examen dans une quinzaine de jours, ne décourage pas ses plus fidèles supporters. Au contraire. 


À peine arrivé au salon de l'Agriculture ce mercredi, porte de Versailles à Paris, le candidat républicain a été accueilli sous les applaudissements et encouragements. "Cette affaire solidarise l'électorat de droite" estime le président de l'Institut de sondage Pollingvox, Jérôme Sainte-Marie, cité par l'AFP. Mais un peu plus loin de l'agitation médiatique, l'ambiance était autrement plus tendue... 

Vos enfants ont 84.000 euros à mettre sur un compte ?!"Un agriculteur dans les allées du salon après le passage de Fillon

L'affaire d'emplois fictifs présumés qui implique François Fillon laisse des stigmates, surtout auprès de l'électorat agricole. Face à un pro-Fillon fier de son candidat, un agriculteur n'a pas mâché ses mots : "Monsieur Fillon a quand même dit devant Alain Juppé 'Quand on passe devant un radar, on paye son PV'. Mais qu'il paye son PV avec toutes ses ardoises (...) Vos enfants, ils ont 84.000 euros à mettre sur un compte ?! Moi les miens ils n'ont rien. Moi, je gagne 356 euros par mois à torcher le cul de mes vaches..." 


La réponse du supporter du candidat des Républicains ne se fait pas attendre : "Je vous le dis il va gagner, tout ça parce qu'il a un programme pour casser la baraque et ça, ça ne plaît pas à monsieur Hollande, à madame Le Pen et à d'autres", déclare le soutien de droite, avant d'être coupé par un opposant qui passait par là : "C'est un scandale monsieur, comment vous osez ? Ça ne vous fait pas peur ? Vous en êtes désespérés à ce point-là ? Regardez votre âge dit tout !" Ces joutes verbales sont probablement du même tonneau que celles qui vont émailler chaque passage de François Fillon qui, ce mercredi, a une nouvelle fois répété qu'il ne lâcherait pas. 

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter