TooGoodToGo : une app pour sauver des millions de repas de la poubelle

PLEIN ÉCRAN - Une appli mobile permet de racheter le jour même les invendus des magasins, restaurants, hôtels. Sa fondatrice s'attaque à la montagne du gaspillage alimentaire. Un tiers des aliments part aujourd'hui à la poubelle.

Acheter le pain de la veille, trouver un plateau de sushi ou des pâtisseries à prix cassé dans la dernière heure d'ouverture du supermarché, jusque-là, la lutte contre les invendus alimentaires tenait pour l'essentiel du Système D, en tout cas pour les produits frais. Pas de quoi s'attaquer au cœur du problème, les dix millions de tonnes d'aliments qui chaque année en France finissent à la poubelle. C'est fort de ce constat que Lucie Basch, fondatrice de TooGoodToGo, s'est lancée il y a deux ans. 

Le principe de l'application est simple : chaque jour, des commerces, qui vont de l'épicerie de quartier aux restaurants, en passant par les hôtels et même par quelques marques, déclarent dans l'application leurs invendus, et l'heure à laquelle ils seront disponibles à la vente, d'ordinaire à la fin de la journée. Prix affiché : souvent trois à quatre fois moins cher que leur prix d'origine. En échange, l'utilisateur aura peu de choix sur le contenu, et devra apporter son propre sac et parfois ses propres conteneurs alimentaires. Le paiement se fait directement dans l'application, qui touche au passage une commission sur la vente. Comme le dit Lucie Basch, le modèle est vertueux, l'idée étant que le prix permette au commerçant de couvrir ses coûts, et de décourager le gâchis.

Plus d'un million de repas déjà sauvés

Et ça marche ! À ce jour, l'application aurait déjà permis de vendre plus d'un million de repas qui auraient pu finir dans une poubelle. Le problème n'est pas seulement français, loin de là, et l'application fonctionne déjà dans les pays du nord, mais aussi au Royaume-Uni, en Belgique, en Allemagne. Parmi les prochains projets de TooGoodToGo, il y aurait aussi l'ouverture de sa propre boutique, pour proposer en direct les surplus de fabricants, avant que ne soit passée leur date limite de consommation. Lucie Basch y voit aussi un nouveau cheval de bataille : réformer ce système de dates, souvent arbitraires, pas vraiment lisible, et qui condamne au gâchis des milliers de tonnes d'aliments chaque année. Une belle aventure entrepreneuriale, à retrouver dans la vidéo ci-dessus.

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