Onze vaccins obligatoires : parents, voici ce qu'il faut savoir

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DÉTAILS - Quatre jours après l'entrée en vigueur de l'extension de l’obligation vaccinale pour les nourrissons nés après le 31 décembre 2017, la ministre de la Santé a précisé ses modalités d'application. Elle a notamment rappelé qu'une majorité d'enfants sont déjà, dans les faits, vaccinés contre les huit nouvelles maladies visées par la mesure.

Nombre de rendez-vous nécessaires chez le médecin, modalités concernant les contrôles, risques pour les parents récalcitrants... Autant de questions qui restaient en suspens chez les plus inquiets, quatre jours après l'entrée en vigueur de l'extension de l’obligation vaccinale pour les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018. Evoquant "une étape importante pour la santé publique", la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a précisé ce vendredi la mise en oeuvre de cette mesure, qui porte désormais à onze le nombre de maladies contre lesquelles les enfants doivent être immunisés dans les premières années de la vie. 


Pour rappel, huit pathologies, qui faisaient jusque-là l'objet d'une simple recommandation vaccinale chez les nourrissons, passent désormais sous le coup de la vaccination obligatoire, au même titre que la diphtérie, le tétanos, et la poliomyélite. Il s'agit de la coqueluche, du ROR (rougeole, oreillons, rubéole), de l’haemophilus influenzae de type B, de l’hépatite B, du pneumocoque et du méningocoque C. "Plus de 70% des enfants sont déjà, dans les faits, vaccinés contre ces onze maladies" car "elle figurent depuis longtemps au calendrier vaccinal", rappelle notamment la ministre, insistant sur le fait qu'"il ne s'agit donc pas de nouveaux vaccins." Dans un contexte de défiance grandissante envers la vaccination, elle présente la mesure comme une réponse à la résurgence d’épidémies due à une couverture vaccinale insuffisante. 

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"Dix injections suffisent"

"En pratique, dix injections suffisent pour effectuer les onze vaccinations obligatoires, qui peuvent s’effectuer en six rendez-vous, rappels compris, entre la naissance de l’enfant et ses 18 mois", a précisé ce vendredi la ministre. Quels risques encourent les parents réfractaires ? Il s'agit en premier lieu de la non-admission ou de la possible expulsion de la crèche ou de l'école, les "onze vaccinations conditionnant l’entrée des jeunes enfants en collectivité," comme cela était déjà le cas pour  les trois précédents vaccins obligatoires. Néanmoins, un délai d'adaptation et de mise en conformité est prévu avant les premiers contrôles, qui n'interviendront qu'à partir du 1er juin 2018. "Concrètement, les parents communiquent les pages de vaccination du carnet de santé ou tout autre document attestant de la réalisation des vaccins", a détaillé Agnès Buzyn.


Après avoir rappelé que "pour les enfants nés avant le 1er janvier 2018, seul le DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite) continuera à être vérifié pour l’admission en collectivité", elle a invité les parents concernés "à faire ces onze vaccinations, tout aussi importantes pour les enfants nés en 2017 par exemple." Enfin, estimant que "les personnes vaccinées contribuent à protéger les non-vaccinées", Agnès Buzyn a défendu une politique vaccinale qui "doit toucher le plus grand nombre". Elle s'est engagée à rendre compte chaque année de la situation de la vaccination en France, et notamment de l'évolution des perceptions des Français.

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