Accro aux écrans ? Les pistes d'une psychologue pour sortir de l'addiction

Santé

PSYCHO - Depuis l'apparition des premiers smartphones, qui s'ajoutent à la télévision, aux consoles de jeu, etc., les addictions aux écrans sont devenues monnaie courante. La sortie du jeu Pokémon Go cet l'été, auquel 12% des Français auraient déjà joué, pourrait accroître le risque. Invitée de Bénédicte Le Chatelier sur LCI, Elizabeth Rossé, psychologue spécialiste des addictions, décrypte ce phénomène.

Smartphones, tablettes, ordinateurs... Les écrans font aujourd'hui partie intégrante de notre vie. Mais si certains parviennent à s'en servir dans la limite du raisonnable, d'autres ne comptent plus les heures passées les yeux rivés sur des pixels. Pour les plus sensibles, l'arrivée du jeu Pokémon Go en juillet sonne comme un risque supplémentaire d'addiction. Plus de 10% des Français y auraient déjà joué. Invitée sur le plateau de LCI, la psychologue clinicienne spécialisée dans les addictions Elizabeth Rossé dit avoir reçu, depuis une dizaine d'années, 400 à 500 personnes ne parvenant plus à maîtriser le temps passé sur les écrans. Selon elle, une fragilité psychologique est très souvent à l'origine du problème. "N'importe qui ne va pas s'engouffrer de cette manière aussi importante", explique-t-elle. D'après la spécialiste, l'isolement et le désinvestissement dans les études, les relations sociales, ou encore dans la réalité physique et matérielle sont les premiers signes qui doivent alerter.

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Vous passez des heures devant les écrans ? Voici le moment où il faut vous inquiéter

Convaincre une personne que l'on pense accro d'aller consulter peut s'avérer compliqué. S'il s'agit d'un enfant ou d'un adolescent, la psychologue assure qu'un premier rendez-vous avec les parents est souvent bénéfique. "Souvent, on reçoit des parents qui sont un peu épuisés. Et l'idée de recevoir, ne serait-ce que les parents, sans avoir la personne concernée, c'est déjà, ensemble, trouver des leviers pour faire éventuellement venir le jeune", explique-t-elle. Une rencontre avec les parents peut également permettre de changer des choses dans le quotidien pour permettre au jeune de reprendre peu à peu contact avec la réalité. Généralement, la prise en charge de ces jeunes dépendants ne dure que quelques mois car ils sont "à un âge où les choses se mobilisent assez rapidement et où il ne faut que quelques mois pour remettre un peu d'ordre et choisir un nouveau projet", assure Elizabeth Rossé qui s'efforce, pendant ses consultations, de remettre au centre la parole.

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Remettre au centre la parole, la clé à l'addiction aux écrans

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