Addictions : quelles sont les drogues de synthèse les plus répandues en France ?

Addictions : quelles sont les drogues de synthèse les plus répandues en France ?

DROGUES - A l’ occasion de la journée de médiation scientifique "Drogues et Addictions" organisée ce lundi à la Cité des sciences, LCI fait le point sur les principales drogues qui circulent à travers l’Hexagone.

Cannabinoïdes, phénéthylamines, aminoindanes… tous ces noms savants ne vous disent peut-être rien et pourtant ils désignent ce qu’on appelle aussi les nouveaux produits de synthèse (NPS). Ces substances ont la particularité d’imiter les effets de différentes drogues telles que le cannabis, la cocaïne ou l’ecstasy sans avoir la même structure moléculaire. Qu’est-ce que ça change ? Certaines d’entre elles n’ont pas de statut juridique, ce qui leur permet de circuler en toute impunité le temps d’être identifiées comme stupéfiant. La plupart sont importées de Chine ou d'Inde, dans une moindre mesure. 

Alors que se tenait ce lundi 28 novembre une journée de médiation scientifique Drogues et Addictions à la Cité des sciences de Paris afin d’informer et de sensibiliser sur les conduites addictives, LCI fait le point sur ces produits aux effets parfois dévastateurs. 

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    Les phénéthylamines et les cathinones pour des effets stimulants

    De structure très proche de la MDMA et de l’amphétamine, ces drogues ont des effets particulièrement stimulants et désinhibants. Selon l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT), la méphédrone (4-MMC) est la première à avoir été découverte en 2009. Peu importe le produit de synthèse, les structures chimiques veulent imiter celles de la cathinone, une substance naturelle psychoactive contenue dans un arbuste africain : le khat. Souvent vendues sous l’appellation "sels de bain", elles composent une sous-famille des phénéthylamines. 

    Les effets : l’OFDT reconnait un manque d’informations en raison de l’absence d’études expérimentales menées sur le sujet. Mais "on peut supposer que ces substances agissent sur les mêmes récepteurs du système nerveux central que la MDMA et l’amphétamine, avec une spécificité et une puissance qui sont très peu décrites dans la littérature scientifique", explique-t-il. Mais certains dérivés sont potentiellement très dangereux, à l’instar de la drogue surnommé "flakka" et mis à jour en août dernier. Hyperstimulation, paranoïa, hallucinations… la substance originaire d’Asie peut provoquer des agressions violentes. Son prix varie de 5 à 10 euros la dose. 

    Les cannabinoïdes de synthèse pour être apaisé

    Leur structure chimique est proche de celle du delta-9-tétrahydrocannabinol (THC ou le principe actif du cannabis). L’OFDT explique qu’ils ont été "développés au cours des 40 dernières années dans le domaine de la recherche médicale, essentiellement en vue du traitement de la douleur". Mais depuis, son usage a été détourné dans un but récréatif. Il y aurait actuellement plus de 130 sortes de cannabinoïdes synthétiques en circulation dont 34 sur le sol français. 

    Les effets : ils sont dénués de cannabis mais produisent les mêmes effets lorsqu’ils sont fumés. En cause, ils agissent sur les mêmes récepteurs. De l’apaisement à l’angoisse sévère (bad trip), les effets peuvent varier d’un individu à l’autre et en fonction de la quantité prise et de la qualité du produit. Le prix varie de 8 à 20 euros le gramme selon les sites de vente. 

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      La méthoxétamine pour des effets euphoriques

      Aussi vendue sous le nom de kétamine, cette molécule est apparue dès 2011. Depuis, elle est toujours en circulation dans les espaces festifs, au grand regret des autorités. 

      Les effets : de l’apaisement à l’euphorie,  ils peuvent se corser si la dose est trop forte. L’OFDT note que "les effets de la MXE étant plus puissants et plus durables que ceux de la kétamine, cette substitution est à l’origine de fréquentes complications (malaises, troubles psychiques ou psychiatriques)".

      Pour sensibiliser un public à risque, la MILDECA, l’Inserm et l’association l’Arbre des connaissances se sont associés pour lancer un nouveau site web : www.maad-digital.fr. Créée par des jeunes et à destination des 13-19 ans, cette plateforme a vocation d’informer via des contenus validés par des scientifiques sur les drogues illicites mais aussi sur l’alcool et sur le tabac. 

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