"Aérez !" : après plus d'un an de pandémie, la consigne encore trop négligée

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RAPPEL - L'aération des pièces, une recommandation aussi simple que cruciale pour bloquer la contagion n'est que trop peu suivie, déplorent des experts jeudi. C'est pourtant selon eux la clé de la sécurité.

C'est l'une des premières recommandations, émises aux prémices de la pandémie de Covid-19, alors que l'on ne connaissait quasiment rien, ou si peu, de ce virus. Pourtant, plus d'un an plus tard, l'aération est encore trop peu souvent appliquée, déplorent des experts jeudi, évoquant une consigne aussi simple que cruciale pour bloquer la contagion.

"On est bien plus susceptible d'être infecté dans une pièce dont les fenêtres ne peuvent pas s'ouvrir ou qui ne dispose pas d'un système de ventilation", c'est-à-dire de renouvellement de l'air, rappellent ainsi dans un éditorial publié par la revue médicale britannique BMJ ces spécialistes des virus et de la circulation de l'air.

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"Mettre l'accent sur la ventilation"

"Il est désormais clair que le SARS-CoV-2 se transmet principalement d'une personne à l'autre par inhalation et à une distance relativement courte", soulignent les quatre signataires, Julian Tang (université de Leicester, Angleterre), Linsey Marr (université Virginia Tech, États-Unis), Yuguo Li (université de Hong Kong) et Stephanie Dancer (université Napier d'Édimbourg, Écosse). En comparaison, "la transmission du SARS-CoV-2 après avoir touché des surfaces est considérée comme relativement minime", poursuivent-ils.

Il faut selon eux "mettre l'accent sur la ventilation" car "les plus petites particules (exhalées par les personnes infectées, ndlr) peuvent rester en suspension dans l'air pendant des heures et représentent une voie importante de transmission". Ils rejettent la distinction traditionnellement faite entre les gouttelettes de salive, lourdes et qui tombent vite au sol, et les particules les plus fines qui restent en suspension dans l'air. 

"Vous respirez des aérosols"

Selon "une terminologie traditionnelle datant du siècle dernier", seules les secondes sont appelées "aérosols". Mais selon eux, cette distinction a conduit à mal évaluer le risque de transmission du Covid dans l'air, en mettant trop l'accent sur les gouttelettes.  

"Après un an de pandémie, on est toujours en train de débattre du rôle et de l'importance de la transmission du Sars-CoV-2 par aérosols, qui n'est parfois que succinctement mentionnée dans certaines directives de contrôle de l'épidémie", poursuivent-ils. "Fondamentalement, si vous inhalez des particules, quelle que soit leur taille ou leur nom, vous respirez des aérosols."

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"Améliorer la ventilation et la qualité de l'air, en particulier dans les centres de soins, les lieux de travail et les écoles, nous aidera tous à être en sécurité", concluent ces spécialistes.

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