Foodwatch dénonce la présence d'huiles minérales dans du lait maternisé

Santé

SANTE - L'association Foodwatch dénonce la présence de dérivés d'hydrocarbures dans des laits en poudre pour bébés "vendus en France par Nestlé et Danone". Elle demande leur rappel, et des engagements des deux géants de l'agroalimentaire à les faire disparaître à l'avenir.

Foodwatch (littéralement "surveillance alimentaire" en anglais) est une organisation non gouvernementale (ONG) de défense des consommateurs qui, comme son nom l’indique, surveille la composition des aliments. Et son dernier rapport, publié ce jeudi, sur la base de tests effectués dans trois laboratoires certifiés, cible le lait en poudre à destination des enfants en bas âge. Pour un constat inquiétant : "Deux laits sur les huit achetés en France montrent une contamination inacceptable d'hydrocarbures aromatiques d’huiles minérales, aussi appelés MOAH. Ces substances toxiques sont reconnues potentiellement cancérogènes, mutagènes et perturbateurs endocriniens."

Les deux produits en question vendus sur notre territoire sont le "Nidal Lait en poudre 1er âge, De 0 à 6 mois" (Nestlé) et le "Gallia Galliagest Croissance sans lactose, De 12 mois à 3 ans" (Danone). "Les tout-petits ne sont pas exposés à un danger immédiat", nuance toutefois l’ONG. Qui précise tout de même ensuite que "toute exposition aux hydrocarbures aromatiques d’huiles minérales dans l’alimentation présente un danger pour la santé", les MOAH étant composés de dérivés de pétrole. Dit autrement : si ces substances ne sont pas mortelles, elles n’en sont pas moins toxiques, et donc potentiellement dangereuses.

En conséquence de quoi, Foodwatch a lancé dans la foulée une pétition réclamant le "rappel immédiat" de ces produits, en France, mais aussi de ceux de marque Neolac, Hero Baby et Nutrilon, commercialisés en Allemagne et aux Pays-Bas, et qui contiennent les mêmes hydrocarbures aromatiques d'huiles minérales. L’ONG rappelle, en outre, qu’elle avait alerté les autorités sur cette problématique dès 2015, "mais à ce jour, ni la France ni l’Union européenne n’ont mis en place de législation garantissant la protection des consommateurs". Sollicité par l'AFP, ni Danone ni Nestlé n'avaient réagi à ces accusations en fin de matinée. 

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