Alzheimer : la ministre de la Santé confirme le déremboursement des médicaments jugés inefficaces

Alzheimer : la ministre de la Santé confirme le déremboursement des médicaments jugés inefficaces
Santé

SANTE - Agnès Buzyn a annoncé ce mercredi soir le déremboursement des médicaments pour la maladie d'Alzheimer. Elle suit l'avis de la Haute Autorité de Santé (HAS), qui a estimé insuffisamment efficaces ces quatre spécialités (Aricept, Ebixa, Exelon, Reminyl) et leurs génériques.

"Nous déremboursons ces médicaments pour que les gens ne les utilisent plus." Invitée mercredi soir par France 3, Agnès Buzyn a annoncé que les médicaments censés lutter contre la maladie d'Alzheimer ne seront bientôt plus remboursés. Une décision qui, depuis plusieurs jours déjà, étaient dans les tiroirs du ministère de la Santé.

"Ces médicaments sont considérés par la Haute Autorité de santé comme étant néfastes et entraînant beaucoup d'effets secondaires, dont des fractures et des chutes", a expliqué la ministre, se défendant de retirer les remboursements pour "des raisons budgétaires." Et si le gouvernement devrait économiser 90 millions d'euros par an avec ces déremboursements, ces derniers ne sont pas pour autant synonymes d'économies : "Cette somme sera dédiée aux équipes qui prennent en charge les malades d'Alzheimer, a affirmé Agnès Buzyn. C'est un transfert vers des compétences humaines." "Mettons l'argent au bon endroit, si ce n'est pas dans un médicament, mettons-le là ou ça fonctionne", avait-elle insisté dès lundi. 

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"Un intérêt médical insuffisant pour justifier leur prise en charge"

Pour prendre sa décision, la ministre de la Santé s'est appuyée sur l'avis de la Haute Autorité de santé (HAS). Cette dernière a publié vendredi des recommandations sur la prise en charge des malades de type Alzheimer. Et dans le "parcours de soins et d'accompagnement" préconisé, les médicaments sont absents. Déjà, en 2016,  la commission de transparence de la HAS avait jugé que les quatre médicaments anti-Alzheimer (Aricept, Ebixa, Exelon, Reminyl) et leurs génériques avaient "un intérêt médical insuffisant pour justifier leur prise en charge". Cet avis, qui avait suscité l'inquiétude d'associations de malades, n'avait pas été suivi par la ministre de la Santé de l'époque, Marisol Touraine.

La maladie d'Alzheimer, qui se traduit par une dégénérescence du cerveau et des pertes de mémoire, touche, avec d'autres démences, entre 850.000 et 1,2 million de personnes en France, selon les chiffres officiels. Il ne s'agit toutefois que d'estimations, car le nombre réel de malades est difficile à quantifier.

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