AVC : que faire après avoir appelé le 15 ?

Santé

RÉFLEXES – Ce mercredi 29 octobre, c'est la journée mondiale de lutte contre l'accident vasculaire cérébral. Vous savez devant quels symptômes il faut appeler le 15. Mais connaissez-vous l'attitude à adopter en attendant les secours ? Metronews fait le point.

L'AVC fait 130.000 victimes par an en France et 62.000 en meurent. Les médecins améliorent le circuit pour que les patients soient pris en charge le plus rapidement possible. Le professeur Zuber, chef de service de neuro-vasculaire du groupe hospitalier Paris-Sant-Joseph, explique ainsi à metronews qu'envoyer les victimes d'AVC en radiologie pour une IRM au lieu de passer par les urgences fait gagner vingt minutes entre le moment où le malade franchit les portes de l'hôpital et celui où les médecins désobstruent les artères. Or, plus la thrombolyse se fait tôt, plus le risque de séquelles est réduit.

De votre côté, vous pouvez aussi agir. Mais, "même si vous habitez très près d'un hôpital, ne vous dites pas que vous gagnerez du temps en y allant vous-même", alerte le professeur. D'une, les symptômes peuvent s'aggraver pendant le transport. Et, de deux, encore faut-il arriver dans un hôpital avec une place pour vous dans une unité spécialisée. Ce sur quoi le Samu a une visibilité. Appelez donc le 15 et attendez l'arrivée de l'équipe médicale.

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Mais, avant que les secours n'arrivent, il y a quelques règles simples à observer pour améliorer vos chances.

Allongez-vous et ne restez surtout pas assis

"Rester assis aggrave l'AVC", explique le spécialiste de neuro-vasculaire. Le sang continuera de passer avec difficulté là où l'artère est bouchée. La position allongée, elle, aidera le passage du sang et donc celui de l'oxygène à votre cerveau.

Ne mangez rien et ne buvez rien

Même si la personne qui vient de faire un AVC a soif ou a faim, il ne faut surtout pas lui donner à boire ou à manger. "Comme l'AVC implique très souvent des difficultés de déglutition, on risque d'avaler de travers", souligne le professeur Zuber. Et plus les poumons fonctionnent mal, moins l'oxygène montera au cerveau... Le risque, c'est aussi de provoquer une infection pulmonaire, de la fièvre, ce qui sera mauvais pour les régions cérébrales déjà en souffrance.

Noter l'heure d'apparition des symptômes et la liste de vos médicaments

À partir du moment où un caillot bouche une artère à destination du cerveau, les médecins ont quatre heures et demie pour la désobstruer. Noter l'heure de l'apparition des symptômes a donc son importance. De même, il convient de lister tous les médicaments pris par la personne victime de l'AVC. Certains, comme les anticoagulants, sont des contre-indications à la thrombolyse. Les noter fera donc gagner du temps aux médecins et diminuera donc les séquelles de l'AVC.

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