Journée mondiale de l'AVC : trouble de la parole ou de la vue, paralysie... ces signes qui doivent vous alerter

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SANTÉ – Une prise en charge rapide d’un accident ischémique transitoire pourrait permettre d’éviter de nombreux d’accidents vasculaires cérébraux. Explications sur les premiers signes à ne pas négliger.

Une personne fait un accident vasculaire cérébral (AVC) toutes les quatre minutes. Sur les 150.000 AVC constatés chaque année en France, 80% ont une origine ischémique et 20% proviennent d’une hémorragie. Comme le décrit France AVC, un AVC ischémique est lié à une artère bouchée par un caillot de sang. Ce qui bloque la circulation sanguine. Un AVC est souvent précédé de signes d’alerte qu’il faut savoir reconnaître. Plus précisément, un AVC sur quatre est précédé d’un accident ischémique transitoire (AIT).


Or une prise en charge rapide de ces symptômes peut permettre de réduire de plus de moitié le risque de voir apparaître un AVC et donc les séquelles importantes qui vont souvent avec. Ces signes avant-coureurs représentent souvent un piège pour le patient. Comme ils sont réversibles, de quelques secondes à quelques minutes, ils n’alertent pas toujours... à tort.

Comment reconnaître un accident ischémique transitoire ?


Un accident ischémique transitoire se caractérise par sa durée. Les symptômes apparaissent brutalement et dure, généralement, peu de temps. Ces signes sont la "fumée précédant l’éruption prochaine d’un volcan : l’accident vasculaire cérébral (AVC)", a confié le Pr Amarenco, chef du service de neurologie à l’hôpital Bichat (AP-HP), à Paris, au Monde . Selon l’étude et les statistiques de 2003, le risque de voir apparaître un AVC, dans les trois mois après l’AIT atteint 12 à 20%.

France AVC décrit les signes qui doivent alerter :


⇒  Une instabilité de la marche
⇒  Une perte de sensibilité du visage
⇒  Une faiblesse
⇒  L’engourdissement d’un bras
⇒  Des troubles de la vision
⇒  Des troubles de la parole
⇒  Des troubles de l’équilibre
⇒  Paralysie d’un membre

Quels facteurs de risques ?


Chez certaines personnes, le risque de souffrir d’un accident ischémique transitoire est plus important que chez d’autres. C’est le cas de ceux qui souffrent d’hypertension artérielle (le facteur le plus important), de diabète, de cholestérol, de cardiopathies. Le tabac augmente aussi le risque.

Que faire ?


L’important ? Agir vite. Téléphonez sans tarder au 15 (Samu) ou au 112 (numéro européen d’urgences). La victime doit ensuite attendre les secours sans bouger et, si possible, plutôt en position allongée. L’accident ischémique transitoire constitue une urgence qui donne lieu à un bilan complet dans un service dédié. Pour cela, la mise en place de centres spécialisés dans cette prise en charge d’urgence est indispensable. C’est aussi sur ce point que l’étude du Pr Amarenco apporte un éclairage.

Ces recherches ont montré l’intérêt des cliniques spécialisées dans cette prise en charge précoce. Ainsi, 4789 patients qui ont souffert d’un AIT ont été répartis dans 61 établissements sur 21 pays entre 2009 et 2011. Et 80% ont pu bénéficier d’une prise en charge rapide. Pour eux, le risque a diminué de moitié. Des résultats qui mettent en évidence la nécessité de développer ce type de structures. Actuellement, il n’en existe qu’une à Paris et une à Toulouse. Au Royaume-Uni, 200 centres de ce type ont vu le jour depuis 2008.

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