Avez-vous le gène de la bonne humeur ?

Avez-vous le gène de la bonne humeur ?

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Y'A DE LA JOIE ! - La tendance à rire et à sourire pourrait être inscrite dans nos gènes, selon une étude américaine. Explications.

L'humour n'est pas donné à tout le monde. C'est en tout cas que ce que vient de confirmer une équipe de scientifiques de l'Université Northwestern dans l'Illinois (États-Unis). D'après leurs recherches , qui viennent d'être publiées dans la revue Emotion, le rire et la bonne humeur seraient inscrits dans notre ADN.

En cause ? Le gène 5-HTTLPR qui est le régulateur de la sérotonine : le neurotransmetteur impliqué dans la dépression et l'anxiété. Ça, nous le savions. Ce que les scientifiques ont découvert, c'est que ce gène influence aussi la bonne humeur et le rire. 

Pour appuyer leur théorie, les scientifiques ont suivi 336 volontaires afin de les soumettre à des tests. La premier consistait à faire visionner à des adolescents des dessins tirés du livre The Far side du dessinateur américain Gary Larson et du magazine américain The New Yorker. Ils ont demandé ensuite à des adultes et des personnes âgées de regarder un extrait de  A Stranger in Paradise , un film censé être "subtilement drôle", note l'étude. Pour finir, les cobayes ont dû raconter les difficultés qu'ils pouvaient rencontrer au sein de leur couple.

Un logiciel pour détecter l'authenticité du rire

Les trois expériences ont été filmées afin d'évaluer les réactions des cobayes. A l'aide d'un logiciel de reconnaissance faciale ("Facial Action Coding System"), les chercheurs on pu analyser les mouvements du visage des participants. C'est par ce biais que les scientifiques ont pu déterminer si les participants souriaient ou riaient juste pour être polis ou si leurs réactions étaient sincères.

Pour déterminer si un rire est authentique, le logiciel analysait le mouvement des rides qui se forment autour des yeux quand une personne rit. Une expression du visage qui apparait uniquement lorsque le rire est authentique, assure les scientifiques. "Cette étude soutient la notion que les émotions positives résident sous le même toit que les émotions négatives, quand il s'agit de l'allèle court", conclut Robert W. Levenson, qui a dirigé l'étude. 

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