Baisse des contaminations au Covid dans le monde : les explications de Gérald Kierzek

Baisse des contaminations au Covid dans le monde : les explications de Gérald Kierzek

CONTAMINATIONS - L’Organisation mondiale de la Santé a constaté une nette baisse du nombre de nouveaux cas de Covid-19 la semaine passée. Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l'Hôtel-Dieu à Paris et consultant TF1-LCI, nous livre son analyse.

Dans son bilan hebdomadaire du 16 février de l’évolution de l’épidémie de coronavirus, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) constate une baisse des contaminations au niveau mondial. En effet, 2,7 millions de cas ont été signalés en semaine 6, soit 16% de moins qu’en semaine 5. 

L’OMS compte les cas quotidiens par million d’habitants. Il faut bien garder à l’esprit qu’il s’agit des cas confirmés par test, ce nombre est donc influencé par les différentes politiques sanitaires, et ne reflète donc qu’une partie de la réalité. Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l'Hôtel-Dieu à Paris et consultant TF1-LCI, fait le point face à Gilles Bouleau dans la vidéo en tête de cet article.

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L’OMS a constaté une nette baisse du nombre de nouveaux cas de Covid-19 la semaine passée, par rapport à la semaine précédente. Avec 2,7 millions de nouvelles contaminations, c’est une baisse de 16 % au niveau mondial. Comment l'expliquer? 

Gérald Kierzek : C'est important. C'est ce qui se passe dans le monde et c'est ce qui se passe aussi en France sur plusieurs indicateurs. Ce n'est pas uniquement les hospitalisations, le nombre de cas ou les décès. Mais c'est globalement une stabilité ou une diminution de ces indicateurs. Tout simplement parce qu'en France, on sait mieux prendre en charge, on sait mieux soigner. On soigne aussi précocement et on hospitalise avec de l'oxygène, de la cortisone. De fait, on réduit le taux de mortalité. La seconde chose, c'est que tout ne se passe pas de la même manière partout sur le territoire. Les régions un peu plus rouges que d'autres ont été sensibilisées et cela a eu une certaine efficacité. C'est aussi la différence entre les modèles mathématiques qui prédisent une espèce de croissance un peu exponentielle, linéaire de l'épidémie, et la réalité de l'être humain, soit avoir une immunité et la pénétration du virus qui se heurte à cette immunité naturelle. Après, il faut être prudent. Évidemment, on ne va pas bouder cette nouvelle. Mais il faut être prudent, ni alarmiste, ni rassurant. 

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Cette nouvelle a priori rassurante peut-elle nous inviter à lever un peu l'étau ? Comme, par exemple, supprimer ou réduire le couvre-feu, étape par étape...

On échappe déjà au confinement national. Tout le monde est assez d'accord pour appliquer des mesures un peu localisées. Par la suite, il faut y aller étape par étape. Ce n'est pas du "on/off". Et globalement, si on desserre l'étau, il faudra le desserrer progressivement et peut être, dans certaines régions, adapter le desserrage de cet étau. 

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