Bébés morts à Chambéry : le nom du laboratoire se précise

Bébés morts à Chambéry : le nom du laboratoire se précise

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Le laboratoire Marette à Courseulles-sur-mer (Calvados) est en train de "procéder à des vérifications" pour savoir si c'est lui qui a fabriqué les poches alimentaires mises en cause dans la mort de trois nourrissons à l'hôpital de Chambéry.

Deux jours après la révélation de la mort de trois nourrissons contaminés par des poches alimentaires, la piste du laboratoire qui pourrait être incriminé se précise. Le laboratoire Marette à Courseulles-sur-mer (Calvados) serait en train de "procéder à des vérifications" pour savoir si c'est lui qui a fabriqué les poches alimentaires mises en cause. Selon une information de France 2, ces analyses auraient permis de confirmer que le laboratoire est le fournisseur.

"Une enquête sanitaire est en cours dans le laboratoire. Elle doit permettre de déterminer à quel moment les poches alimentaires incriminées ont été contaminées. Rien ne permet, pour le moment, de savoir si les poches ont été contaminées au laboratoire ou à l'hôpital", précise la chaîne. Depuis l'incident, les soupçons se portaient sur deux fabricants : les laboratoires Fasonut ou Marette. Quelques indices ont permis de faire le lien.

Des analyses attendues

Tout d'abord, le directeur de l'hôpital de Chambéry, interrogé sur la provenance de ces poches alimentaires, avait fait savoir qu'elles venaient d'un laboratoire français. En 2006, un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) citait ces deux établissements comme seuls fabricants de ce type de poches. Dimanche, la ministre de la Santé Marisol Touraine  avait refusé de donner le nom du laboratoire "qui peut-être n'est pas à l'origine des défauts qui ont amené à la composition de poches problématiques".

Le même jour, Fasonut a affirmé à l'AFP "qu'il n'est pas fournisseur de l'hôpital de Chambéry". "L'autre [entreprise qui fabrique ce type de poches en France] a démenti mais en l'état on doit quand même nous aussi procéder à des vérifications pour s'assurer que les lots concernés sont bien des lots que nous aurions pu vendre et fournir à l'hôpital en question. C'est quand même très technique", a déclaré à l'AFP l'avocat du laboratoire Marette, Me Matthieu Lemaire.

Le parquet de Chambéry a ouvert une enquête sur le décès de ces trois nourrissons, dont deux prématurés, morts les 6, 7 et 12 décembre. Un quatrième nourrisson, qui présentait des symptômes identiques, a pu être sauvé in extremis. Les parents ont porté plainte pour faire toute la lumière sur cette affaire. Marisol Touraine a également saisi l'institut Pasteur, qui devrait rendre ses analyses "dans les jours qui viennent", notamment en ce qui concerne le type de germe contenu par les poches.
 

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