Essai clinique de Rennes : ouverture d'une nouvelle enquête après l'AVC d'un autre volontaire

Essai clinique de Rennes : ouverture d'une nouvelle enquête après l'AVC d'un autre volontaire
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DÉCÈS SUSPECT - Une nouvelle enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris pour déterminer les causes de l'AVC d'un volontaire ayant participé à l'essai clinique de Rennes, en novembre 2015.

Le parquet de Paris a ouvert une nouvelle enquête judiciaire pour faire la lumière sur les causes de l'AVC d'un volontaire qui avait participé à l'essai clinique de Rennes, marqué en janvier 2016 par le décès d'un patient et l’hospitalisation de cinq autres.


Après une enquête préliminaire, le parquet avait ouvert en juin une information judiciaire pour "homicide involontaire" et "blessures involontaires" confiée à des juges d'instruction. A ce stade, aucune mise en examen n'est intervenue mais le volontaire d'un autre groupe, qui avait participé en novembre 2015 à un programme de cet essai, avait décidé de se constituer partie civile pour être reconnu comme victime de l'essai clinique du BIA 10-2474, une molécule du laboratoire portugais Bial censée soulager douleur et anxiété.

L'IRM cérébrale préventive révèle un AVC

Il avait en effet passé une IRM cérébrale préventive à la demande du laboratoire Biotrial après le drame de janvier 2016. L'examen avait mis en évidence des lésions en lien avec un "accident cardiovasculaire non récent", sans pouvoir toutefois le dater. Une analyse réfutée par ce plaignant et sa défense, qui faisaient valoir que son AVC était une cause directe de l'essai clinique.


Sa demande de constitution de partie civile dans l'information judiciaire avait été rejetée par les juges d'instruction, conformément aux réquisitions du parquet, qui avait toutefois ouvert une enquête pour déterminer si cet accident cardiovasculaire pouvait être lié à la prise de la molécule et être daté dans le temps. Les investigations ont été confiées à la direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes. 

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