BPCO : une toux qui peut vous emporter

BPCO : une toux qui peut vous emporter

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MALADIE RESPIRATOIRE - La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie respiratoire qui touche environ 3 à 3,5 millions de personnes en France. Faisons le point sur cette maladie, dont la principale cause est le tabac, à l’occasion de la journée mondiale de la BPCO.

En 2013, la bronchopneumopathie chronique obstructive, plus couramment appelée BPCO, a été responsable de 95.000 à 145.000 hospitalisations, en France. Cette maladie respiratoire chronique est conséquente à une obstruction permanente et progressive des voies aériennes.

Cette affection insidieuse tue environ 16.000 personnes par an, en moyenne, selon l’ Inserm . La BPCO évolue sans montrer de signes. Les premiers symptômes apparaissent après l’âge de 40 ans. Ils se manifestent par une toux, avec une expectoration matinale. Il s’agit de sécrétions des voies respiratoires expulsée par la toux. C’est la fameuse "toux du fumeur".

Progressivement, un essoufflement s’installe d’abord à l’effort, puis au repos, allant jusqu’à perturber les gestes de la vie quotidienne. Si elle n’est pas traitée, la BPCO peut déboucher sur une insuffisance respiratoire.

Le tabac est la principale cause de la BPCO

Dans 80% des cas, le tabac est la principale cause de la BPCO. Plus le fumeur cumule de l’ancienneté tabagique, plus le risque augmente. D’autres facteurs de risques peuvent également favoriser l’apparition de la BPCO : le tabagisme passif, la consommation de cannabis ou encore l’exposition à la pollution de l’air au travail.

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Pour une meilleure prise en charge de la maladie, n’hésitez pas à vous adresser à votre médecin qui vous ferra passer des tests. Parmi eux, le plus fiable pour détecter la BPCO est la spirométrie. Ce test consiste à souffler le plus fort et le plus longtemps possible dans un tube relié à un appareil. Ce dernier mesure le temps que le patient met pour expirer la totalité de l’air de ses poumons. Lorsque les voies aériennes sont étroites, le patient met plus de temps pour expirer l’air. Et, le volume d’air par seconde est plus faible.

La spirométrie a pour objectif de classer les BPCO selon leur sévérité :

Stade I : léger VEMS* supérieur ou égale à 80 %
Stade II : modéré VEMS comprise entre 50 et 80 %
Stade III : sévère VEMS comprise entre 30 et 50 %
Stade IV : très sévère VEMS inférieur à 30 %

* VEMS : volume expiré maximal en une seconde

Trois conseils pour prévenir la BPCO

Ne pas s’exposer au tabac
Pour éviter l’apparition ou l’aggravation de la BPCO, il est conseillé de ne pas fumer ou d’arrêter le tabac. Il est préférable d’éviter les ambiances enfumées. L’arrêt du tabac permet d’améliorer la respiration et de limiter le risque de maladies cardiovasculaires.

Supprimer une exposition professionnelle
Il est recommandé d’éviter d’être en contact avec l’agent nocif, si une exposition professionnelle est responsable de la BPCO.

Diagnostiquer précocement la BPCO
Les personnes de plus de 40 ans, exposées au tabac, qui présentent une toux d’expectoration ou d’essoufflement, ne doivent pas hésiter à recourir à une mesure du souffle par spirométrie. Parlez-en à votre médecin !

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