Brûlures : 9 000 Français sont hospitalités chaque année

Brûlures : 9 000 Français sont hospitalités chaque année

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SANTE - Depuis 2008 un peu moins de 9 000 personnes sont hospitalisées pour brûlures chaque année en France métropolitaine, dont un quart d'enfants de moins cinq ans, selon l'Institut de veille sanitaire (InVS). En revanche, les centaines de décès qu'elles entraînent concernent principalement les personnes âgées.

Les traumatismes que sont les brûlures peuvent avoir de graves conséquences et entraîner des séquelles physiques et psychologiques. En France, le nombre de personnes hospitalisées pour cette raison avoisine les 9 000 chaque année. Un chiffre qui a peu évolué, explique une étude de l'Institut de veille sanitaire (InVS) portant sur la période 2008-2011. "Les brûlures peuvent être intentionnelles (violence, agression, suicide) ou accidentelles. Leur prise en charge nécessite des moyens importants et particulièrement coûteux", explique ses auteurs.

En 2011, parmi les 8 670 personnes hospitalisées pour brûlures, un quart des cas concernait des enfants âgés de 0 à 4 ans et un autre quart les personnes de plus de 50 ans. En effet, les jeunes enfants sont particulièrement exposés au risque de se brûler dès qu'ils commencent à marcher. Mais les brûlures sont globalement beaucoup plus graves chez les personnes âgées : la moitié des 219 patients décédés à l'hôpital pour cette raison en 2011 ont plus de 65 ans (pour 4 décès d'enfants de moins de 15 ans).

Les détecteurs, premier moyen de prévention


"Les personnes âgées de 65 à 84 ans et celles âgées de 85 ans et plus, hospitalisées pour brûlures avaient respectivement 8 et 25 fois plus de risque de décéder que les personnes âgées de 25 à 44 ans", explique l'étude, qui précise que les parties les plus fréquemment lésées étaient la tête et le cou (22 %), le poignet et la main (18 %), le tronc (16 %), la hanche et le membre inférieur hors cheville et pied (13 %). Le nombre d'hospitalisés est en moyenne de 13,4 pour 100 000 habitants.

L'étude relève aussi des variations régionales : l'Alsace, l'Aquitaine et l'Ile-de-France ont les taux d'hospitalisation les plus faibles et le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie et le Languedoc-Roussillon les plus élevés. "Mais nous n'avons pas vraiment encore d'explications à ce sujet", remarque le Dr Bertrand Thélot, co-auteur de l'étude. Au total en métropole, il y a de l'ordre de 500 décès par an liés aux incendies et brûlures (décès sur place et décès à l'hôpital)", indique l'épidémiologiste.

Mais ce dernier mise sur une diminution du nombre d'hospitalisations et décès dans les dix ans à venir grâce à la généralisation de détecteurs : à partir de mars 2015, l'installation d'un détecteur autonome avertisseur de fumée (DAAF) sera obligatoire dans toutes les habitations. Par ailleurs, ces chiffres confirment l’importance de développer d'autres actions de prévention "visant à rendre plus sûr l’environnement, notamment domestique", précise l'étude. Des messages qui seront principalement destinés aux enfants et aux personnes âgées.

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