Cancer de la prostate : l'ablation trop souvent pratiquée

Cancer de la prostate : l'ablation trop souvent pratiquée

CHIRURGIE - Chaque année, 55.000 hommes sont touchés par le cancer de la prostate en France. Mais certains médecins mettent en garde contre le recours trop fréquent à la chirurgie, alors que des thérapies ciblées existent.

Le cancer de la prostate est le plus fréquent chez l'homme et concerne chaque année 55.000 nouveaux patients. Dans un cas sur deux sera proposée la solution de l'ablation. Or, cette chirurgie entraîne souvent des troubles de l’érection et urinaires. Cependant, 2.000 interventions sont pratiquées chaque année. Ce recours trop fréquent à l'ablation de la prostate est critiquée par certains médecins, alors que de nouvelles techniques, moins radicales, telles que la photothérapie, bouleversent la prise en charge des patients.

"On n’a plus besoin de faire un traitement de la totalité de la prostate, parce qu’on sait localiser le cancer", explique Abdel-Rahmène Azzouzi, urologue et chef de service au CHU d'Angers. Grâce à l'imagerie notamment, qui permet d'identifier précisément les lésions.

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Or, les thérapies ciblées, financées par la recherche, sont rarement remboursées contrairement à la chirurgie ou la radiothérapie. Au contraire, le nombre d'ablations de la prostate a été multiplié par trois en vingt ans. Une situation  qui provoque une inégalité de traitement entre les patients. Il est alors conseillé de consulter dans un centre qui propose plusieurs stratégies thérapeutiques. 

Enfin, des équipes médicales travaillent sur un test prédictif des patients à risque. Chaque année, 8.000 hommes meurent d'un cancer de la prostate.

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