Cancer du col de l'utérus : Roche lance un nouveau test de dépistage

Cancer du col de l'utérus : Roche lance un nouveau test de dépistage

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SANTE - L'entreprise pharmaceutique Roche lance ce vendredi un nouveau test pour dépister le cancer du col de l'utérus. Les autorités sanitaires rappellent toutefois que le frottis et la vaccination restent le meilleur moyen pour s'en prémunir.

Alors que le troisième plan cancer vient d'être dévoilé début février par François Hollande , le groupe pharmaceutique suisse Roche, le numéro un mondial de l'oncologie, a annoncé vendredi le lancement d'un nouveau test de dépistage du cancer du col de l'utérus. Son test cytologique (prélèvement de cellules du col utérin), appelé CINtec PLUS, permettrait d'identifier les femmes présentant des lésions précancéreuses de grade élevé et devant se soumettre immédiatement à une colposcopie (prélèvement des tissus de la zone infectée).

Les infections au virus du papillome humain (HPV) sont à l'origine de la plupart des cancers du col de l'utérus, soit dans 70 % des cas, rappelle l'Institut national du cancer (InCA) . Cependant, seules les femmes présentant une infection persistante et ayant développé des lésions précancéreuses de grade élevé doivent être traitées. Le test a donc été conçu pour identifier les infections à HPV susceptibles d'entraîner un cancer et faire la distinction avec celles ne présentant pas ce risque.

Le frottis et les vaccins toujours recommandés

"Le cancer du col de l'utérus est le troisième cancer le plus courant chez la femme dans le monde et, souvent, aucun symptôme n'est associé au précancer du col", a expliqué Roland Diggelmann, directeur des opérations chez Roche Diagnostics, cité dans le communiqué. Or, lorsqu'il est dépisté de manière précoce, c'est l'un des cancers pouvant être le mieux prévenu et soigné, le taux de survie s'établissant à plus de 90 % dans ce cas, alors qu'il n'est que de 20 % dans les 5 ans, lorsqu’il est diagnostiqué à un stade avancé. En France, près de 3000 femmes contractent un cancer chaque année, et environ 1000 en décèdent, selon les statistiques de l'Institut national de veille sanitaire (InVS) .

Si ce nouveau test représente une bonne nouvelle, l'InCA rappelle néanmoins qu'il ne dispense pas de pratiquer régulièrement un frottis tous les trois ans, chez son gynécologue ou même chez son médecin généraliste, comme le préconise le 3e plan cancer. Le frottis restant le moyen le plus sûr de prévenir un cancer du col de l'utérus. Par ailleurs, les deux vaccins disponibles sur le marché français sont toujours recommandés par les autorités sanitaires, qui défendent, malgré le récent scandale frappant le Gardasil, leur efficacité. Objectif à terme : éradiquer la maladie en combinant dépistage organisé et vaccination dès l'âge de 11 ans.

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