Cannabis thérapeutique : quels seront les contours de l'expérimentation ?

Santé
DÉTAILS - Prévue pour début 2020, l'expérimentation du cannabis thérapeutique devrait, selon un comité d'experts de l'ANSM, être très encadré. La délivrance du cannabis thérapeutique devrait ainsi être faite par certains médecins habilités, et ne pourrait se consommer que via des solutions buvables ou par inhalation.

Début 2020, l'expérimentation du cannabis thérapeutique prendra effet, dans un cadre très stricte. Ainsi, selon le "projet de cadre" publié ce mercredi par les experts chargés de travailler sur la question, seuls certains médecins spécialistes volontaires devraient pouvoir prescrire du cannabis thérapeutique.

Cinq indications concernées par le traitement

Les experts ont été désignés pour plancher sur cette expérimentation par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et discuteront de ce projet mercredi prochain avec les professionnels de santé et les associations de patients, avant de rendre un avis définitif. Ce sera ensuite au tour de l'ANSM de se prononcer et de lancer la phase de mise en place des détails pratiques de l'expérimentation, qui pourrait durer six mois, avant le démarrage effectif de l'inclusion des patients.


Concernant les médecins habilités à prescrire du cannabis thérapeutique, ils devront être spécialistes des indications visées par l'expérimentation, à savoir les douleurs neuropathiques non soulagées par d'autres thérapies, les épilepsies résistantes aux traitements, les effets secondaires des chimiothérapies ou encore pour les soins palliatifs et les contractions musculaires incontrôlées de la sclérose en plaques. Ces médecins devront également exercer dans des centres anti-douleur, experts en sclérose en plaques ou autres.

Les solutions par inhalation et buvables préconisées

La "participation à l'expérimentation, des centres et des médecins",  devrait se faire "sur la base du volontariat" et après une "formation préalable obligatoire", recommande également le comité d'experts nommé par l'ANSM. "Une fois le traitement du patient stabilisé", le médecin traitant du patient pourra alors prendre le relais, précise le comité.


Concernant la forme de traitements recommandés, les experts recommandent celles ayant un "effet immédiat", comme l'huile, les fleurs séchées pour inhalation, mais aussi sous des "formes à effet prolongé", buvables ou sous forme de capsules d'huiles. Ils recommandent également de rendre disponibles des produits contenant différents dosages des deux principes actifs du cannabis, le THC et  le CBD, n'ayant pas les mêmes effets.

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