CARTE - Covid-19 : la liste des 20 départements sous "surveillance renforcée"

CARTE - Covid-19 : la liste des 20 départements sous "surveillance renforcée"

SOUS SURVEILLANCE - Le Premier ministre Jean Castex a mis en garde ce jeudi sur la situation épidémique dans 20 départements du pays, placés sous surveillance renforcée. Voici la liste et la carte.

La situation épidémique est hétérogène sur le territoire, et les indicateurs le montrent. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement ce jeudi, le Premier ministre Jean Castex a mis en garde face à la flambée de l'épidémie dans plusieurs départements du pays. Au total, 20 sont placés sous "surveillance renforcée" et en "vigilance maximale", en raison d'"un niveau d'incidence élevé, autour de 250 cas pour 100.000 habitants, une part de variant supérieure à 50%, une pression hospitalière proche du seuil critique et enfin une circulation virale qui commence à s'accélérer sérieusement", a indiqué le Premier ministre.

Pour tous ces départements, Jean Castex a "demandé aux préfets d'engager des concertations avec les élues en vue d'inviter sans attendre tous les habitants à la plus grande vigilance et d'envisager, dans tout ou partie de ces territoires, des mesures de freinage proches de celles mises en place à Nice et Dunkerque". Un nouveau point sera réalisé la semaine prochaine. De nouvelles mesures entreraient en vigueur le week-end du 6 mars.

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Le Nord

Sans surprise, le département du Nord fait partie des territoires sous haute surveillance. À Dunkerque et dans la communauté de communes des Hauts de Flandre, face à la flambée du nombre de cas, le ministre de la Santé Olivier Véran a d'ores et déjà annoncé un confinement le week-end et un renforcement des mesures dans les commerces.

Mais c'est plus généralement le département qui se trouve sous vigilance. Selon les dernières données publiées par Santé publique France et recensées par Covid Tracker, le taux d'incidence y est désormais de 304 cas pour 100.000 habitants, contre 207 pour la moyenne nationale. Les contaminations quotidiennes ne cessent d'ailleurs d'augmenter depuis janvier, de même que les personnes hospitalisées (1124 au 24 février).

Le Pas-de-Calais

Il en est de même pour le département voisin du Pas-de-Calais. Le taux d'incidence y est même plus élevé, à 352. Le taux de positivité des tests approche du seuil des 8% (7,9% au 24 février), soit plus d'un point au-dessus de la moyenne nationale.

Les hôpitaux sont désormais sous tension, avec un taux d'occupation des lits de réanimation de 135% par rapport au nombre de lits que comptait le département avant la crise. Dans ces services où sont soignés les malades les plus graves, le nombre de patients admis (115 au 24 février) frôle désormais celui atteint lors du pic de la deuxième vague, en novembre.

La Somme

Avec un taux d'incidence de 297 cas pour 100.000 habitants, la Somme est également sous vigilance. Ces derniers jours, le nombre de contaminations quotidiennes était proche de celui atteint début novembre. S'il a considérablement baissé suite au deuxième confinement, ce n'est pas le cas des hospitalisations et des réanimations. Au 24 février, 335 personnes étaient hospitalisées pour une infection Covid-19, et 39 étaient en réanimation : des niveaux similaires au pic de la deuxième vague.

L'Oise

La vigilance est aussi de mise dans l'Oise, même si les hospitalisations y baissent enfin, après avoir atteint leur pic fin janvier, à un niveau plus haut que lors de la première vague. Ici, ce sont surtout les réanimations qui inquiètent. 47 patients y sont actuellement admis, un niveau plus atteint depuis le printemps 2020.

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Et la tendance sur les nouvelles contaminations laisse craindre une nouvelle saturation dans les hôpitaux. Entre le 15 et le 21 février, le taux d'incidence a atteint 267, en hausse par rapport à la semaine précédente (221). Un chiffre que n'avait pas connu le département depuis début novembre.

Le Val-d'Oise

Le constat est le même un peu plus au sud, dans le Val d'Oise. Le nombre de cas suit une tendance à la hausse depuis janvier, et le taux d'incidence affiche désormais 279, tandis que le taux de positivité dépasse le seuil des 8% (8,3%). Au 24 février, 47 personnes étaient admises en réanimation, soit 78% des lits ouverts avant la crise.

La Seine-Saint-Denis

Les indicateurs sont également à la hausse en Seine-Saint-Denis. Le taux d'incidence (318), la tension hospitalière (98%), comme le taux de positivité des tests (9,4%) dépassent largement la moyenne nationale. Le virus y circule notamment chez les jeunes, avec un taux d'incidence qui dépasse les 400 chez les 20-29 ans. Que cette classe d'âge soit supposée moins à risque  n'empêche pas les hôpitaux de se remplir. Au 24 février, 98 patients étaient admis en réanimation, un chiffre similaire à celui atteint début novembre.

La Seine-et-Marne

La Seine-et-Marne fait également partie des départements dans lesquels le virus circule le plus. Depuis les fêtes, le nombre de cas enregistrés au quotidien ne cesse d'augmenter, à l'exception d'une légère baisse au début du mois. Entre le 15 et le 21 février, 577 cas ont été recensés en moyenne chaque jour. Un niveau plus atteint depuis octobre dernier.

Cette hausse a désormais un effet sur les entrées à l'hôpital. Au 24 février, il y avait plus de patients dans les hôpitaux que de lits disponibles avant le début de la crise, avec un taux d'occupation de 105%, toujours selon CovidTracker.

Paris

La capitale semble suivre la même tendance. Le taux d'incidence ne cesse en effet d'augmenter depuis les fêtes de fin d’année. De 143 au 27 décembre, il atteint désormais 304 cas pour 100.000 habitants, bien au-delà de la moyenne du pays. Cette hausse n'a pas encore un effet considérable sur les hôpitaux. À ce jour, 224 personnes figurent en réanimation (plus de 300 en novembre), et 923 sont à l'hôpital (près de 1500 il y a trois mois). Mais la tendance est encore à la hausse.

Le Val-de-Marne

Le Val-de-Marne fait également partie des départements sous haute surveillance. À l'image des territoires voisins, le nombre de tests positifs est à la hausse. Là encore, le taux d'incidence (301) est largement supérieur à la moyenne nationale, et ne cesse d'augmenter chaque semaine depuis les fêtes de fin d'année, malgré un léger reflux début février.

L'Essonne

En Île-de-France, l'Essonne ne fait pas figure d'exception. Le département suit la même tendance de hausse du nombre de cas, et le taux d'incidence (257) ne cesse d’augmenter au fil des semaines depuis la mi-janvier. Le nombre de personnes hospitalisées (614) est toutefois à la baisse, après avoir atteint un pic en février plus élevé qu'à l’automne, au cours du deuxième confinement.

Les Hauts-de-Seine

Dans les Hauts-de-Seine, si le taux de positivité des tests est inférieur à la moyenne nationale (5,3%), la tendance est en revanche à la hausse pour les nouvelles contaminations. Le département enregistre désormais un taux d'incidence de 244 cas pour 100.000 habitants, un niveau plus atteint depuis début novembre. Les services de réanimations se remplissent également peu à peu depuis le début de l'année, avec un taux d'occupation des lits de réanimations présents avant la crise de 79%.

Les Yvelines

Du côté des Yvelines, si le taux d'incidence est moins élevé que dans les autres départements d'Île-de-France, il reste à un niveau élevé, et suit une tendance à la hausse. Il atteint désormais 244 cas pour 100.000 habitants (une première depuis novembre), avec un taux de positivité des tests (6,7%) légèrement supérieur à la moyenne nationale.

L'Eure-et-Loir

L'Eure-et-Loir fait partie des nombreux départements avec un taux d'incidence supérieur à la moyenne nationale. Il est désormais fixé à 213. Surtout, il s'agit d'un niveau plus atteint dans le territoire depuis la deuxième vague, à l'automne dernier. Dans les hôpitaux, le nombre de personnes en réanimation est en forte hausse depuis quelques jours, à un niveau proche de celui atteint en novembre, tandis que les hospitalisations repartent à la hausse.

La Moselle

C'est le premier département à avoir été sous la menace des variants. Malgré la hausse du nombre de vaccins alloués, la Moselle est toujours sous haute surveillance. Entre le 15 et le 21 février, le territoire a dépassé la barre des 300 cas pour 100.000 habitants (taux d'incidence de 311), une première depuis le mois d’octobre. Il atteint même 473 chez les 20-29 ans, et 434 chez les 10-19 ans. Désormais, 91% des lits de réanimation présents avant la crise sanitaire sont occupés par des patients infectés par le coronavirus. Du jamais vu depuis le printemps 2020.

La Meurthe-et-Moselle

En Meurthe-et-Moselle, le taux d'incidence (209) est également au-delà de la moyenne nationale. Le nombre de cas, en baisse en 2021, est reparti à la hausse ces derniers jours. Et désormais, 60% des lits de réanimation sont occupés par des patients Covid-19.

Le Rhône

La vigilance est également de mise dans le Rhône, où la tendance à la baisse du taux d'incidence ne s'observe plus. Il est désormais fixé à 222 cas pour 100.000 habitants, contre 209 il y a une semaine.

Dans les hôpitaux, et notamment en réanimation, de plus en plus de patients sont pris en charge. À ce jour, 154 personnes sont en réanimation, soit 80% des lits disponibles avant la crise.

Les Alpes-Maritimes

Dans le Sud, l'épidémie s'emballe également. Le préfet des Alpes-Maritimes a annoncé lundi de nouvelles mesures pour contenir la propagation du virus, dont un confinement le week-end à compter de vendredi sur le littoral niçois. Dans ce département, le taux d'incidence (600) est en effet le plus élevé de France métropolitaine, et le taux de positivité des tests a franchi la barre des 10% (10,1%).

Le nombre de personnes hospitalisées (743) est largement supérieur au pic de la première vague, et n'a jamais connu de baisse après le deuxième confinement. En réanimation, 133% des lits présents avant la pandémie sont occupés.

Le Var

Dans le département voisin du Var, la circulation du virus appelle également à la vigilance. Le taux d'incidence (314) est largement supérieur à la moyenne nationale, et est en hausse depuis la mi-février. Si le nombre de personnes hospitalisées est en baisse, il reste encore supérieur aux pics observés au cours des deux confinements de 2020. La tension hospitalière y est désormais de 112%.

Les Bouches-du-Rhône

Les indicateurs sont également élevés dans les Bouches-du-Rhône, même si la tendance des dernières semaines est à la baisse. Le taux d'incidence reste toutefois à un niveau important (335), mais reste loin du pic de la deuxième vague (605 fin octobre) ou de celui observé début février (403).

Malgré tout, les hôpitaux restent sous tension. 255 patients sont actuellement admis en réanimation, un niveau proche de celui de la première vague, et 1603 malades sont à l'hôpital, comme à l'automne dernier.

La Drôme

La tendance est également de nouveau à la hausse dans la Drôme, alors que le nombre de cas ne cessait de baisser depuis janvier. Il atteint désormais 232 cas pour 100.000 habitants (contre 218 la semaine précédente), tandis que le taux de positivité est largement supérieur à la moyenne nationale, à 9,3%. Dans le département, 133% des lits de réanimation présents avant la crise sont désormais occupés.

D'autres départements pourraient être ajoutés à cette liste dans les jours à venir. "Oui, il peut y en avoir d'autres d'ici la semaine prochaine", a confié à LCI le Premier ministre en marge de la conférence de presse.

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