Alerte "renforcée" ou "maximale" : quelle est la situation de votre département ?

Alerte "renforcée" ou "maximale" : quelle est la situation de votre département ?
Santé

DURCISSEMENT - De nouvelles mesures de restriction vont entrer en vigueur dans les départements selon leur situation sanitaire. Quatre niveau de vigilance sont désormais édictés : voici , en détail, la situation département par département.

Face à une hausse continue des cas de Covid-19, l'exécutif a durci son dispositif. Lors de son point hebdomadaire, mercredi soir, le ministre de la Santé Olivier Véran avait annoncé un renforcement des règles sanitaires dans les prochains jours. Celles ci entreront en vigueur ce week-end ou ce lundi. Des restrictions qui obéissent à une nouvelle nomenclature, distinguant désormais des "zones d'alerte", des "zones d'alerte renforcée" et des "zones d'alerte maximale". 

Le seuil d'alerte est dépassé lorsque le taux d'incidence arrive au-delà de 50 nouveaux cas pour 100.000 habitants dans un département. D'ici lundi 28 septembre, les rassemblements privés seront limités à 30 personnes. Le préfet peut aussi prendre des mesures complémentaires.

14 départements en "alerte renforcée"

Des mesures restrictives s'appliquent dès ce week-end, après concertation avec les préfets et les élus locaux, dans une dizaine de départements français classés en "alerte renforcée" et marqués par "une circulation très intense" du virus, touchant également les personnes âgées. À l'agglomération de Bordeaux et de Lyon, déjà soumises à des dispositions plus dures depuis plusieurs jours, s'ajoutent désormais dans cette catégorie : Lille, Toulouse, Saint-Étienne, Rennes, Paris et sa petite couronne, Rouen, Grenoble et Montpellier. 

Dans ces agglomérations, la jauge des rassemblements est ramenée à 1000 personnes depuis samedi. Les grands événements déclarés, comme les fêtes locales ou les fêtes étudiantes, seront annulés, et les rassemblements de plus de 10 personnes interdits dans l'espace public. Les bars et restaurants feront l'objet de fermetures partielles en soirée, selon des horaires qui seront déterminés par les préfets. Les salles des fêtes et les salles polyvalentes seront fermées, quant à elles, à partir de lundi, de même que les salles de sport et les gymnases. 

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Sur ces territoires, "le télétravail doit être favorisé autant que possible", a également indiqué Olivier Véran, et "les contacts sociaux dans les espaces clos devront être évités au maximum". Le ministre appelle les personnes âgées "à la vigilance", avec des "gestes barrières renforcés" sans pour autant recommander l'isolement. En revanche, les Ehpad seront appelés à adopter des mesures plus drastiques, avec rétablissement des visites sur rendez-vous en fonction de plages horaires le week-end. 

Le ministre de la Santé a en outre indiqué que quatre agglomérations pourraient rejoindre cette nomenclature si la situation se détériorait dans les prochains jours : Tours, Strasbourg, Dijon et Clermont-Ferrand.

Marseille et Guadeloupe en "alerte maximale"

La métropole d'Aix-Marseille et la Guadeloupe, déjà soumis depuis deux semaines à ces mesures restrictives, basculent dans une nouvelle nomenclature en raison de la dégradation de la situation sanitaire : la "zone d'alerte maximale", marquée notamment par une incidence de 250 pour 100000 habitants en population générale, et un impact fort sur les hôpitaux, avec plus de 30% des lits en réanimation mobilisés pour des patients Covid, comme le rappelle la nouvelle carte hebdomadaire de vigilance. 

Pour ces deux territoires, des mesures "difficiles" ont décidées, après concertation avec les préfets et les élus. Il s'agit de la fermeture totale des bars et restaurants, ainsi que de l'ensemble des établissements recevant du public, à moins qu'ils n'observent déjà des "protocoles sanitaires strictes", à l'image des théâtres, des musées et des cinémas. "L'objectif est que ces mesures ne durent pas plus de deux semaines", a précisé le ministre. Pour les entreprises impactées par des mesures radicales, le soutien financier et les dispositifs seront les mêmes que ceux qui avaient été adoptées lors du confinement. 

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S'agissant de Marseille, Olivier Véran avait reconnu un "frémissement" à la baisse de la courbe d'incidence au cours des derniers jours, mais il avait rappelé qu'il fallait "un temps long pour dire qu'un territoire gagne la bataille" face au Covid. "Nous aurons une confirmation au cours des prochains jours si c'est le cas", avait-il ajouté, notant que l'incidence restait inférieure à 250 pour 100.000 habitants.

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Si la situation était amenée à se dégrader sur ces territoires, l'étape suivante serait le retour à l'état d'urgence sanitaire, a indiqué Olivier Véran, sous le régime de l'état d'urgence sanitaire, à l'image de celui qui a été instauré entre mars et juillet dernier. "Aucun territoire n'est concerné à date" par un tel durcissement, avait-il précisé, assurant vouloir éviter à tout prix un possible reconfinement localisé. 

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