C'est scientifique : les hommes ne pensent qu'à ça !

Santé
SEXUALITÉ - Des scientifiques ont travaillé sur les cellules cérébrales de minuscules vers de terre mâles qui ont pour particularité d'avoir une constitution biologique assez proche de l'espèce humaine. Ils ont ainsi découvert qu'ils possédaient des cellules cérébrales qui les attirent irrépressiblement vers le sexe.

Par le biais d'un raccourci sexiste qui a la peau dure, on a tendance à dire que les hommes sont plus portés sur la chose que ces dames. Ou, plus prosaïquement, que ces messieurs ne pensent pas toujours avec leur cerveau. Il semblerait aujourd'hui que ce lieu commun ait une base scientifique.

Les chercheurs du University College de Londres ont étudié une espèce de ver de terre dénommée Caenorhabditis elegans, qui a pour particularités de ne pas excéder la taille de 1 millimètre et d'être soit mâle, soit hermaphrodite. Pourquoi ce lombric ? Car sa constitution biologique est très proche de celle de plusieurs espèces, dont l'espèce humaine.

Les mâles rendraient leur désir sexuel prioritaire sur tout le reste 

Or, en l'étudiant de plus près, l'équipe britannique a découvert que les mâles possédaient des cellules neurologiques supplémentaires par rapport aux hermaphrodites. Pour comprendre à quoi servaient ces cellules, les chercheurs ont entraîné les vers de terre à associer le sel à la sensation de faim, comme le relate un article paru dans la revue Nature .

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Mis en présence de sel, tous les lombrics, mâles et hermaphrodites l'évitaient. Dans un deuxième temps, le sel a été associé à la faim ainsi qu'au désir sexuel. Si les hermaphrodites continuaient à l'éviter, les mâles, eux se ruaient littéralement dessus. Il était observé également que les vers mâles privés de ces cellules continuaient a se détourner du sel, et donc à se comporter comme les hermaphrodites. Ce qui a amené les chercheurs à conclure que les vers de terre mâles rendaient leur désir sexuel prioritaire sur leur faim.

Il convient de noter que ces cellules n'apparaissent que quand l'animal est devenu sexuellement mature. Désormais, les scientifiques cherchent à comprendre comment se déroule le processus de formation de ces cellules, un domaine qui pourrait conduire à mieux appréhender les racines du désir sexuel chez l'homme, mais aussi chez la femme.

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