Chocolat et santé : faut-il en manger tous les jours ?

Santé

ALIMENTATION – Le chocolat serait bon pour la mémoire et la santé. Mais ce n'est pas une raison pour en manger quotidiennement. Explications.

En 2013, les Français ont englouti 389.900 tonnes de chocolat. Ce qui signifie qu'en moyenne nous en croquons 6,6 kilos par an , indique le Syndicat du chocolat. Une bonne chose, si l'on s'en réfère à une étude publiée dans la revue Nature Neuroscience qui souligne que les flavanols contenus dans les fèves de cacao permettraient de freiner le déclin cognitif lié à l'âge. Doit-on pour autant en manger tous les jours ? Pas forcément.

Ne vous forcez pas à manger du chocolat !

"Le chocolat est un aliment à forte densité nutritionnelle qui contribue à l'équilibre alimentaire... Mais on peut dire ça de tous les aliments ! Chacun apporte sa part", souligne à metronews le médecin nutritionniste Jean-Philippe Zermati. S'obliger à manger du chocolat tous les jours, parce que ce serait bon pour la santé, n'aurait donc aucun sens... et "finirait même par devenir déplaisant".

Pour aboutir aux mêmes résultats nutritionnels, soyez donc à l'écoute de votre corps : "Nous développons des appétits spécifiques en fonction des nutriments dont nous avons besoin, précise-t-il. Quand nous sommes déficitaires en tels nutriments, nous avons une attirance pour les produits qui contiennent ces nutriments." Dans notre mémoire, se trouve en effet une sorte de "table de composition" qui s'est forgée au fur et à mesure de nos découvertes (et dégustations) alimentaires.

Appréciez votre chocolat sans culpabiliser

Notre goût pour le chocolat s'explique donc par sa richesse en nutriments, en vitamines, en minéraux... Il stimule la dopamine, les endorphines et donc le système de la récompense. Et calme ainsi non seulement votre faim mais aussi vos émotions. Ce n'est pas lié spécifiquement à une substance contenue dans le chocolat puisque ces propriétés réconfortantes sont communes à tous les aliments riches.

Qui dit riche dit gras et/ou sucré. Aïe aïe aïe, vous dites-vous. Alors qu'il ne faut surtout pas culpabiliser ! Car si vous vous l'autorisez en vous flagellant, vous aurez besoin de quantités plus importantes pour sécréter la même dose de substances calmantes. "Un comportement de restriction aboutit à un dérèglement", ponctue le docteur Zermati. La recette est donc de ne pas faire du chocolat un aliment-miracle et de ne pas non plus le diaboliser.

EN SAVOIR + >> Salon du chocolat : lieu, tarifs, invitations gratuites... Toutes les infos pratiques

Lire et commenter