Chutes, intoxications, noyades... : les accidents de la vie courante, 3e cause de mortalité en France

Chutes, intoxications, noyades... : les accidents de la vie courante, 3e cause de mortalité en France
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ACCIDENTS DOMESTIQUES – Dans un rapport publié ce mardi, Santé Publique France révèle que les accidents de la vie courante, avec plus de 21.000 décès en 2012 (ce sont les derniers chiffres disponibles), restent la troisième cause de mortalité en France. Pourtant, de nombreux cas pourraient être évités.

Que ça soit par intoxication, noyade, suffocation ou chute, 21.470 Français sont décédés à la suite d'un accident de la vie courante rien que sur l’année 2012. Malgré une légère baisse depuis les années 2000, le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié ce mardi 10 janvier souligne que ces accidents de la vie courante restent la troisième cause de mortalité dans l’Hexagone, se plaçant ainsi juste derrière les cancers et les maladies cardiovasculaires. 


Voici les principales informations à retenir de cette étude. 

Les chutes, première cause de décès

De la petite coupure à la chute mortelle, entre 11 et 12 millions de personnes seraient victimes d’un accident de la vie courante chaque année. Santé Publique France regroupe sous ce terme "l’ensemble des traumatismes non intentionnels, à l’exception des accidents de circulation et des accidents du travail". 


Tous âges confondus, les accidents les plus mortels sont les chutes avec 9.600 décès en 2012, soit 26 par jour en moyenne. Viennent ensuite les suffocations et les intoxications. 

Nord-Pas-de-Calais et Bretagne, régions les plus touchées

Selon le rapport, les habitants de certaines régions sont moins prudents que d'autres. Ainsi, le Nord-Pas-de-Calais et la Bretagne enregistrent une mortalité supérieure au reste de la métropole. Mais le Limousin, le Languedoc-Roussillon et la Franche-Comté ne sont pas en reste. Au contraire, l’Île-de-France semble être la région la plus prudente puisqu’elle est bien en-dessous de la moyenne.  

Les hommes jeunes, plus touchés que les femmes

De même, les deux sexes ne sont pas exposés de la même façon aux accidents de la vie courante. Ou du moins, ne prennent pas les mêmes risques. Si la répartition semble équitable, l’étude recense tout de même une surmortalité importante des hommes âgés de 25 à 44 ans par rapport aux femmes du même âge. 


Mais la tendance semble s’inverser pour les plus de 85 ans. A partir de cet âge, les femmes sont sur-représentées. Elles sont davantage victimes de suffocations (fausse-route) et de chutes mortelles. 

Les enfants ne sont pas épargnés

Parmi les 21.470 décés enregistrés en 2012, près de deux tiers concernent les plus de 75 ans. Malgré tout, les accidents de la vie courante n’épargnent pas les enfants. En 2012, 221 enfants de moins de 15 ans y ont succombé. C’est l’équivalent de 4 décès par semaine. Ainsi, les noyades et les étouffements représentent la première cause de mortalité chez les enfants. 

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