Cigarette électronique : lancement d'une première étude d'envergure

Cigarette électronique : lancement d'une première étude d'envergure

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TABAGISME - Afin de mieux cerner l’impact du phénomène de la cigarette électronique en France, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la Santé (Inpes) vient de lancer la première étude nationale sur le sujet. Avec 15 000 personnes interrogées, cette étude permettra d’obtenir des informations fiables sur les comportements des Français.

Les "vapoteurs" passés au crible. Alors que le doute plane encore quant à la nocivité de la cigarette électronique, une grande enquête vient d'être lancée sur ceux qui l'utilisent. L'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) a fait savoir qu'elle allait interroger près de 15 000 personnes âgées de 15 à 75 ans, pour en savoir plus sur ce véritable phénomène de société. "L'usage de la cigarette électronique reste encore peu documenté en France", constate l'Institut.

Quels sont les principaux utilisateurs ? Sont-ils tous fumeurs ou anciens fumeurs ? Combien sont-ils ? "L'Inpes va tenter de répondre au mieux à ces questions et mieux cerner l'impact de ce phénomène en France", explique-t-il dans un communiqué. Ainsi, cette étude offrira tout d’abord la possibilité d’estimer de manière plus précise le nombre d’utilisateurs. Environ un Français sur cinq l'a déjà testée, selon une enquête Ipsos réalisée pour la chaîne de magasins Clopinette, rendue publique le 2 décembre 2013.

Une législation encore floue

Fréquence de consommation, durée de l’utilisation, raison d'utilisation, teneur en nicotine, lieux d’utilisation, lieux d’achat… Les caractéristiques de cet usage seront également interrogées. "Actuellement, les seules données disponibles proviennent de l’Eurobaromètre, qui présente l’avantage de fournir des données relativement comparables entre les pays européens mais sans avoir la taille d’échantillon suffisante pour donner une image détaillée des utilisateurs", précise l'Inpes.

Les résultats de l'enquête seront rendus publics au troisième trimestre 2014. Peut-être permettront-ils d'harmoniser le débat en France. La e-cigarette doit-elle être considérée comme un médicament, un produit de consommation courante ou reste-t-elle un produit dérivé du tabac ? De ce fait, doit-elle être vendue dans les bureaux de tabac, en pharmacies ou dans des magasins spécialisés ? Est-elle totalement inoffensive ? Se montrant prudente, La ministre de la Santé Marisol Touraine veut l'interdire dans les lieux publics.

À l'échelle européenne aussi, la e-cigarette a du mal à trouver son statut. En octobre 2013, le Parlement européen a rejeté l'idée de la considérer comme un médicament. Deux mois plus tard, les pays membres se sont mis d'accord pour réglementer plus précisément le marché en fixant un plafond de nicotine (20 mg maximum) dans le cadre de la directive anti-tabac. Chaque pays a en revanche le choix de la considérer comme un médicament ou un produit du tabac, et donc de décider ou les vendre.

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