"Citoyen sauveteur" : un nouveau statut créé pour favoriser les gestes de premier secours

Entraînement à la pratique du massage cardiaque sur un mannequin, le 9 avril 2011 à Ammerschwihr, lors d'une formation de 30 minutes initiée par le Service Départemental d'Incendie et de Secours du Haut-Rhin.
Santé

SENSIBILISATION - L'arrêt cardiaque inopiné est responsable, chaque année, de 40.000 à 50.000 décès en France. Un bilan contre lequel le texte adopté jeudi par le Parlement entend lutter.

En France, il est dix fois plus mortel que les accidents de la route, selon les données de l'Académie nationale de médecine. La mort subite de l'adulte, quand le cœur cesse de battre sans cause prévisible, engendre chaque année 40.000 à 50.000 décès - alors qu'un tiers des victimes ont moins de 55 ans. Cet état de fait n'est pas une fatalité  : dans les pays scandinaves ou anglo-saxons,  le taux de survie atteint 20% à 40% ; contre seulement 3% à 4% dans notre pays. 

L'une des causes serait une méconnaissance, de la part de la population, des "gestes qui sauvent". Le Parlement a donc adopté définitivement ce jeudi une proposition de loi qui comporte notamment la création d'un statut de "citoyen sauveteur".  Cette dénomination devrait permettre de protéger une personne qui porterait assistance à une victime d'arrêt cardio-respiratoire contre des poursuites. 

Ce statut est un signal, une garantie, une protection supplémentaire pour toutes celles et ceux qui pratiqueraient des premiers secours sur une victime- Laurent Nuñez, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur

Parmi les autres mesures comprises dans le texte, des opérations de sensibilisation aux premiers secours, la création d'une journée nationale de lutte contre l'arrêt cardiaque, le renforcement des sanctions prévues en cas de vol ou de dégradation de défibrilateurs. "Une population mieux formée permettrait sans aucun doute à des vies d'être sauvées", a souligné Laurent Nuñez, rappelant l'engagement d'Emmanuel Macron "à ce que 80% de la population soit formée aux premiers secours dans un délai de 10 ans".

La proposition de loi, portée par le député LaREM Jean-Charles Colas-Roy, avait été votée en première lecture par l'Assemblée nationale en février 2019. Elle avait ensuite été considérablement réécrite par le Sénat, avant que certaines dispositions ne soit réintroduites par l'Assemblée nationale. 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent