Clément Beaune nie toute pression française en faveur de Sanofi dans les achats de vaccins par l'Europe

"Nous aurons besoin de tous les vaccins", a assuré le secrétaire d'État.

CLARIFICATION - Le secrétaire d'État chargé des Affaires européennes a démenti ce lundi toute forme de lobbying français en marge des commandes de vaccin par l'Union européenne. Sanofi, assure-t-il, n'a pas été privilégié.

Invité ce lundi de France Inter, le secrétaire d'État chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, a tenu à réagir à une série d'accusations détaillées il y a quelques jours par le quotidien allemand Der Spiegel. Le journal, dans un article du 18 décembre, assure que la France a fait pression pour que le laboratoire Sanofi soit privilégié dans le cadre des achats de vaccin diligentés à l'échelle européenne. Une forme de lobbying qui aurait conduit à réduire les achats du vaccin développé par Pfizer/BioNTech, le premier à avoir reçu les agréments nécessaires à une large diffusion. Ces mises en cause, Clément Beaune les dénonce aujourd'hui avec vigueur, et soutient que dans le contexte actuel, l'Europe aura besoin de tous les vaccins disponibles.

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"C'est du grand n'importe quoi"

La secrétaire d'État a tenu un discours très clair lors de son intervention radio. Ces accusations venues d'Allemagne ? "C'est du grand n'importe quoi", a-t-il lancé. "Jamais la France, ni l'Allemagne, ni aucun autre pays n'a demandé à baisser des doses de contrat qu'on aurait signé avec tel ou tel laboratoire. Il est faux de dire que pour protéger un laboratoire français nous aurions demandé à ce qu'il y ait moins d'achat avec un laboratoire allemand. Il ne faut pas mentir sur ces choses-là."

Pour appuyer son propos, il souligne que plusieurs commandes ont été réalisées pour des volumes supérieurs à ceux conclus avec Sanofi, et que le pays d'origine des laboratoires n'a pas été un critère mis en avant. Le vaccin Pfizer-BioNTech ? "On ne l'a pas retardé, évidemment. Arrêtons d'opposer les uns aux autres, on a besoin de tous les vaccins", a tonné Clément Beaune. 

Dimanche, c'est la ministre déléguée chargé de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, qui évoquait sur Twitter une "hypothèse [...] totalement fantaisiste", écartant d'un revers de main les mises en causes du Spiegel. "Comment expliquez-vous dans ce cas que les contrats passés avec Astra Zeneca, Curevac (entreprise allemande) et Janssen comportent plus de doses que celles commandées à Sanofi ?", a-t-elle rétorqué.

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