Cœur artificiel : un nouveau patient vient de le recevoir

Santé
TRANSPLANTATION – La société Carmat a réalisé ce lundi la première transplantation de son cœur artificiel dans le cadre de la seconde phase de son essai clinique. L’objectif final : obtenir l’autorisation de le commercialiser.

Un nouveau pas de franchi pour la société Carmat, qui développe un cœur artificiel total. En réalisant la première implantation ce lundi 29 août, la société entre dans la phase finale de son essai clinique : "l’étude pivot". Si celle-ci se révèle être un succès, la société pourra obtenir le marquage CE, indispensable à la commercialisation du produit dans l’Union Européenne. Cette prothèse constitue un  espoir pour toutes les personnes qui n’ont que peu, voire pas du tout, de chances de recevoir un greffon. Selon des informations Ouest-France, l’opération a eu lieu à l’hôpital Laënnec de Nantes, en fin de semaine dernière. 

Comment se déroule l’essai clinique ?

Cette opération était attendue depuis le 13 juillet, date à laquelle Carmat a obtenu le feu des autorités françaises pour démarrer la seconde phase de son essai clinique. En tout, 20 patients seront sélectionnés afin de recevoir le cœur artificiel. Ils seront ensuite suivis pendant 180 jours, contre 30 jours fixés auparavant. 

Qui est éligible ?

Les critères ont été élargis. Lors de la première phase de l’essai clinique (2013-2016), les quatre implantations prévues ne pouvaient avoir lieu que sur des patients souffrant d’une insuffisance cardiaque en phase terminale. De plus, ils ne devaient pas pouvoir prétendre à une greffe cardiaque classique. Désormais, les cobayes pourront être des personnes éligibles à la greffe du cœur mais devront être en bas de liste, et donc avoir peu de chances d’en recevoir un. 


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L’annonce de cette opération a été faite par la société Carmat via un communiqué. Mais celle-ci prévient qu’elle ne communiquera que sur " l’avancement général du processus de marquage CE ". La raison ? Rester conforme " aux bonnes pratiques cliniques ". Mais la société cotée en bourse craint peut-être aussi pour ses actions. Un article du Monde explique que l’action s’est effondrée en mars 2014, après le décès du premier patient. 


Dans tous les cas, trouver des alternatives au don d’organes reste une priorité. Une nouvelle étude, présentée au congrès 2016 de la Société européenne de Cardiologie et relayée par le site Pourquoi Docteur, révèle que le nombre de patients souffrant d’insuffisance cardiaque pourrait tripler d’ici 2060. 


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