Comment la taille influe sur la longévité de vie

Santé
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SANTE - Selon des chercheurs américains, les hommes de petite taille auraient plus de chances de porter dans leur ADN une version protectrice d'un gène qui, s'il provoque une plus petite taille, induit également un risque plus faible de maladies cardiovasculaires.

Mesurer moins de 1m60 peut être mal vécu pour certains hommes mais ces derniers peuvent y trouver une consolation : selon des chercheurs de l'université d'Hawaï, la petite taille serait synonyme d'une longue espérance de vie. Leur travail, publié dans la revue PlosOne révèlent une association directe entre une forme spécifique d'un gène et cette catégorie de population. Plus précisément, il s'agit d'un gène appelé FOX03, responsable de la petite taille. Des chercheurs l'ont découvert en 2012 en analysant le génome d'un poulpe ayant une très longue espérance de vie.

Pour en venir à cette conclusion, les médecins ont analysé les données recueillies auprès de 8 000 hommes américains d’origine japonaise nés entre 1900 et 1919. Les participants ont été répartis en deux groupes, ceux dont la taille ne dépassait pas 1,60 m et ceux qui mesuraient plus. Environ 1 200 d'entre eux ont vécu au moins jusqu’à 90 ans et 250 sont toujours en vie. Les chercheurs se sont alors aperçus que les membres du premier groupe avait en moyenne une longévité de vie plus importante que ceux du deuxième groupe : plus la personne est petite plus sa vie s'allongeait.

Plus on est grand, moins on vit longtemps


Il s'avère que les hommes petits seraient porteurs d'une forme protectrice du gène FOX03. Sous cette variante, le gène induit une petite taille mais également un faible taux d'insuline dans le sang, ce qui réduirait le risque cardiovasculaire. Un phénomène que l'on retrouve chez les animaux. "Nous savions que c'était le cas chez les animaux, mais nous ne l'avions pas vérifié chez les humains. Les souris, les vers ronds, les mouches et la levure possèdent tous une version de ce gène qui influe sur la longévité de toutes ces espèces", explique le Dr Bradley Willcox, principal auteur de l’étude.

L'étude précise néanmoins que ces résultats ne sont pas définitifs, car ils ne s'appliquent pour l'instant qu'à un seul groupe ethnique. La prochaine étape sera donc de déterminer si ce phénomène biologique est propre aux personnes d'origine japonaise ou s'il concerne l'ensemble de la population. Par ailleurs, il ne faut pas sous-estimer l'impact des facteurs environnementaux : les grands comme les petits peuvent prolonger leur espérance de vie avec une bonne hygiène de vie, c'est-à-dire en privilégiant une alimentation équilibrée et une activité physique régulière.

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