Comment les "brigades anti-Covid-19" remontent le fil jusqu'aux "cas contacts"

Pour retrouver les personnes en contact avec des cas positifs de coronavirus, des brigades sont mobilisées. Ils traitent des données récoltées qui arrivent dans un centre de contact tracing.

CORONAVIRUS - Il reste encore aujourd'hui plus de 200 foyers de Covid-19 sur le territoire français. Des personnels sont mobilisés pour retrouver ceux qui ont pu être en contact avec les malades. Focus sur leur travail.

Elles mènent, depuis le déconfinement du 11 mai, un véritable travail d'enquête. Elles, ce sont les "brigades sanitaires", plus communément appelées "brigades anti-Covid", chargées de retrouver l'entourage ou du moins les personnes côtoyées par les malades identifiés, pour repérer les individus potentiellement contaminés et les inviter à se faire tester, l'idée générale étant de  "casser" ainsi les chaînes de contamination. Mais comment s'y prennent-elles exactement pour ce faire ?

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L'enquête débute généralement dans le cabinet d'un médecin, prescrivant un test PCR consécutif à l'apparition de symptômes. "Si le test revient positif, alors on va interroger la patiente, si elle est d'accord, pour voir quels sont les contacts prolongés qu'elle a eus les huit derniers jours", explique à TF1 Jacques Guber, médecin généraliste à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Il s'agit alors pour le docteur d'entrer les premières informations collectées dans la plate-forme "Contact Covid" de la Sécurité sociale, laquelle s'est aussi vu remettre les données du test positif à l'origine de ces recherches.

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L'Assurance-maladie transmet ensuite le tout à des centres de "contact tracing", comme celui dans lequel s'est rendu TF1 (voir la vidéo en tête de cet article), à Paris, où, en ce mois de juillet, travaillent 19 jeunes téléconseillers, composant donc la fameuse "brigade". Charge à eux de tenter de prévenir au plus vite les "cas contacts", via des listes détaillées sur leur écran issues d'un vaste fichier central, qu'ils complètent au fur et à mesure avec les informations qu'ils glanent à leur tour.

Cinq cas contacts par malade en moyenne, et plus de 120.000 personnes contactées en Île-de-France

"Cela dépend des fêtes, des types de réunion, si vraiment il y a du monde, comme dans les rave-parties qu'on a vu récemment. Là, il peut y avoir énormément de cas contacts. Mais sinon, on tourne à peu près à cinq par malade en moyenne", détaille Léo Gérault, l'un de ces téléconseillers. Mais retrouver, par exemple, les passagers d'un même wagon de train n'est pas une mince affaire. Retrouver les numéros de téléphone, en général, non plus, les enquêteurs ne pouvant s'appuyer que sur la base de données de l'Assurance maladie et les annuaires en ligne...

Il n'empêche : les résultats de ces "brigades", depuis leur mise en place le 11 mai, sont jugés positifs. "Si on regarde les chiffres en Île-de-France, nous serons à la fin de la semaine à environ 35.000 cas positifs identifiés, et autour de ces cas positifs, à plus de 120.000 personnes qui ont été contactées", affirme en effet Pierre Albertini, directeur général de l'Assurance maladie de Paris. Toutes ces personnes ont ainsi été invitées à aller faire un test, remboursé à 100% par la Sécurité sociale. Point de départ, possible, mais non souhaitable, d'une nouvelle enquête.

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