Conseils santé : "Pourquoi j'ai adopté la coupe menstruelle"

RÈGLES - L'usage de la Mooncup (coupe menstruelle) est encore peu répandu en France. Metronews a interrogé l'une de ses lectrices afin qu'elle vous raconte son expérience.

Romi utilise une coupe menstruelle depuis deux ans. La jeune femme de 28 ans a opté pour un modèle de petite taille (environ 4 à 5 cm de haut et 4 cm de diamètre), vendu autour de 30 euros. Elle affirme que ce choix lui a changé la vie. Retour d'expérience.

Quid de la première fois ?
Il faut persévérer au début, prévient d'emblée Romi : "L’insertion de la coupe menstruelle n'est pas aussi facile qu'on pourrait l'imaginer. Et cela même en lisant bien la notice. Les premiers essais sont un peu difficiles. Ce qui peut démotiver plus d'une femme, note-t-elle. Il faut être à l'aise avec son intimité." Romi assure qu'il lui a fallu seulement deux jours pour s'y habituer.

Un meilleur confort au quotidien
Ce que la jeune femme apprécie par-dessus tout, c'est le fait de pouvoir porter sa protection toute la journée. "Auparavant, je devais changer de tampon en moyenne quatre fois par jour, et c'était une corvée. Dorénavant, c'est deux à trois fois en moyenne." On finirait même par l'oublier, d'après elle.

Il y a aussi un aspect pratique lorsqu'on part en vacances, relève notre lectrice : "Plus besoin de transporter tampons ou serviettes encombrantes dans le sac à main".

Et pour la pratique du sport ?
Romi pratique régulièrement la course à pied et la natation. "Une fois en place, la coupe menstruelle épouse la forme du vagin et ne bouge pas d'un poil, assure-t-elle. Le confort est incomparable. Et, surtout, terminé le stress de la ficelle qui dépasse à la piscine", confie la jeune femme.

Moins d'infections urinaires
"Personne ne connaît vraiment la composition chimique des serviettes et tampons", relève Romi. Depuis qu'elle a opté pour la coupe menstruelle, elle est beaucoup moins sujette aux irritations, sécheresses ou infections urinaires.

"Ma gynécologue trouve cela très bien et m'a toujours encouragée à poursuivre l'expérience." En prime, Romi économise au moins 10 euros chaque mois. Soit déjà 480 euros en l'espace de quatre ans.

EN SAVOIR + >> La face cachée des protections hygiéniques

Et l'hygiène dans tout ça ?
"Il n'y a aucune odeur", insiste Romi. Il suffit d’avoir un peu d’eau pour la nettoyer (ou d'emporter une bouteille lors d'un déplacement). A la fin de chaque période de règles, il suffit de la faire bouillir durant trois-quatre minutes pour la stériliser.

Les accidents, cela arrive…
Romi assure qu'elle n'a jamais eu de soucis de débordement. "Au moment de la changer, la coupe s'est retournée et il y avait du sang sur le sol de la salle de bain. Cela ressemblait un peu à une scène du Bal des vampires. Mais ce n'est arrivé qu'une seule fois!"

Un geste pour la planète
"La cup a aussi une vertu écologique", rappelle notre lectrice. Au cours de sa vie, une femme utilise en moyenne 11.000 protections intimes (tampons ou serviettes hygiéniques). Ainsi, plus besoin de les jeter à la poubelle ! Vous l'ignorez peut-être mais la plupart des protections intimes sont non biodégradables et mettent près de 500 ans à disparaître.

À LIRE AUSSI >> Règles : la coupe menstruelle, petit mode d'emploi

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