Coronavirus : ce que l'on sait sur les 5 nouveaux cas détectés en Haute-Savoie

Coronavirus : ce que l'on sait des cinq nouveaux cas
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Coronavirus : l'épidémie meurtrière qui inquiète la planète

POINT CORONAVIRUS - Cinq nouveaux cas de coronavirus ont été identifiés sur le sol français : cinq Britanniques qui séjournaient dans une station de ski de Haute-Savoie. "Leur état clinique n'inspire aucune inquiétude", précise la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Voici ce que l'ont sait.

Ce sont désormais onze personnes qui sont contaminées par le coronavirus sur le sol français. Cinq nouveaux cas ont été détectés dans les dernières heures, a annoncé Agnès Buzyn, ministre de la santé, lors d'un point presse samedi matin. Il s'agit de ressortissants britanniques, quatre adultes et un enfant en vacances dans la station de ski des Contamines-Montjoie, en Haute-Savoie. 

Onze personnes séjournaient dans le chalet où les 5 cas ont été détectés

Agnès Buzyn a indiqué qu'il s'agissait d'un "cluster". Un terme qui désigne un regroupement de plusieurs cas autour d'un cas initial. Ce cas initial justement, est un Britannique qui a séjourné dans la station de ski, après un séjour de trois jours à Singapour entre le 20 et le 23 janvier. Il est arrivé en France, le 24 janvier dernier et a séjourné dans un chalet de la station de Haute-Savoie. 

En tout, ce sont onze personnes qui résidaient dans ce chalet : l'ensemble des cas positifs ainsi que son entourage. Les cinq nouveaux cas ont été pris en charge dans plusieurs CHU de la région : au CHU de Lyon, dans celui de Saint-Etienne ainsi qu'à Grenoble. L'Agence régionale de Santé Auvergne Rhône Alpes a mis en place une cellule de crise. 

Les autres "cas contacts" recherchés

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Si les onze personnes ont été identifiées, il faut désormais "identifier des cas contacts", a précisé la ministre. Il s'agit ainsi de "trouver et informer les personnes ayant eu un contact rapproché avec le ressortissant britannique à l'origine de ces nouveaux cas", a encore indiqué la ministre. Et l'enquête promet d'être ardue. Selon le Pr Salomon, patron de la Direction générale de la Santé, il s'agit d'une "investigation internationale". Les autorités françaises sont en relation étroite avec leurs homologues de Singapour. Celles-ci se penchent sur une réunion professionnelle qui s'est déroulée dans un hôtel de la cité-Etat du 20 au 22 janvier, et à laquelle "94 étrangers" ont participé, dont le ressortissant britannique. 

Des cellules de crise avec point quotidien mises en place

Lors d'un point presse en début d'après-midi, ce samedi, le patron de l'ARS régionale Jean-Yves Grall, a indiqué que l'enfant malade était âgé de 9 ans et était scolarisé dans l'école des Contamines-Montjoie. Au cours des derniers jours, il a été durant une demi- journée, dans un établissement de Saint-Gervais où il prenait des cours de français.  La fermeture des deux écoles fréquentées par l'enfant en classe de CM1, a été actée pour toute la semaine prochaine, "le temps d'y effectuer des investigations", a indiqué le directeur de l'ARS. 

Le maire de Saint-Gervais, Jean-Marc Peillex, a précisé que seuls 5 autres élèves participaient au cours de français en question. L'enfant malade "n'a pas côtoyé toute une école, il a côtoyé 5 élèves une demi-journée", "il ne faut donc pas paniquer toute une population", a insisté l'élu.

"On part du principe que les enfants qui ne présentent pas de symptômes (toux, fièvre) ne sont pas contaminés, même s'ils seront surveillés pendant la durée d'incubation", a souligné le Dr Anne-Marie Durand, directrice de la santé publique au sein de l'agence régionale, lors de cette même conférence de presse. Elle a rappelé qu'un contact "entre personnes, rapproché et prolongé" était nécessaire pour une contamination.  

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Pour les enfants et les parents concernés, un courrier de l'éducation nationale leur sera adressé, tandis qu'une cellule de crise dans la mairie de Contamines sera mise en place. Des points quotidiens seront mis en place. Ce soir, à Contamines, il aura lieu à 19h. Une autre cellule de crise départementale sera installée à l'ARS qui tente, là aussi, de retracer le parcours de l'enfant. 

En tout, onze personnes se trouvaient dans ce chalet de deux appartements. Toutes ont été testées et cinq d'entre elles, sont apparues contaminées. Ces onze personnes sont actuellement prises en charge dans les trois CHU de Lyon, Grenoble et Saint-Etienne. Toujours selon le directeur de l'ARS, les personnes sont confinées et ne présentent pas de danger. 

Reste à déterminer les personnes qui ont été en contact avec elles. L'enquête de traçage du parcours de ces personnes est en cours. Le contact est de moins d'un mètre et prolongé, selon le directeur de l'ARS. L'enquête permettra d'informer les "personnes contacts" des procédures à suivre. 

Un numéro d'information

 Tandis que les premiers congés scolaires d'hiver commencent ce samedi "il n'y a aucune raison de ne pas venir dans la station", a estimé Mr Grall. Même son de cloche du côté de la préfecture : "Ne jouons pas à la peur", a renchéri le préfet de Haute-Savoie, Pierre Lambert. Le directeur de l'ARS a ensuite rappelé les consignes : si des personnes ont été en contact ou pensent l'avoir été  : rester chez soi, appeler le numéro vert mis en place : le 0800.100.379. Si les symptômes se déclarent, il faut appeler le 15. 

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