"C'était inévitable" : Nicolas, infirmier parisien testé positif au Covid-19

"C'était inévitable" :  Nicolas, infirmier parisien testé positif au Covid-19
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Le 13h

CONTAMINATION - Nicolas Capelle est infirmier à Paris. En étant plus de douze heures par jour au contact des malades du Coronavirus (Covid-19), ce jeune soignant a été testé positif. Il nous raconte

Depuis le début de la pandémie, Nicolas Capelle, infirmier en réanimation à l'Hôpital Bichat à Paris, est en première ligne. Ce soignant de 27 ans est aussi l'un des premiers dans l'Hexagone à être testé positif au coronavirus Covid-19. "Nous sommes en contact tous les jours avec des patients lourds en réanimation mais aussi avec des patients que nous ne suspectons pas", explique-t-il au micro de TF1. 

Le risque de contamination, explique-t-il, est d'autant plus important que parfois les malades sont peu symptomatiques, voire pas du tout. "De ce fait, il arrive parfois que nous soyons moins vigilants", explique Nicolas Capelle. Selon lui, il est difficile d'y échapper. "En étant en contact avec des malades du Covid-19, en allant au travail à pied, en continuant à faire mes courses, en croisant des gens dans la rue, qui n'ont d'ailleurs rien à y faire, je savais très bien que cela finirait par tomber sur moi au bout d'un moment. C'était inévitable", dit-il.

En étant baigné dans cet environnement, pendant douze heures par jour, c'était inévitable- Nicolas Capelle, infirmier en réanimation à Paris.

Il est d'ailleurs fort probable selon lui qu’au moment de la vague les soignants tombent les uns après les autres. "Les modes de transmissions sont aussi bien aéroporté que manuporté. Et nous ne sommes pas infaillibles. Nous avons évidemment des protocoles et nous essayons de les suivre à la lettre. Mais il suffit parfois d'un mauvais geste, comme le fait de se gratter le visage, alors qu’on n’aurait pas dû. Il peut arriver aussi qu’on soit en contact avec une surface qui a mal été décontaminée", souligne-t-il.  

Des travaux ont montré que le coronavirus (Covid-19) peut survivre jusqu’à 24 heures sur certaines surfaces, que ce soit un clavier d'ordinateur ou un plan de travail, et même jusqu'à trois heures sur des tissus. "En étant baigné dans cet environnement, pendant douze heures par jour, c'était inévitable", affirme-t-il

Le pic de l’épidémie devrait arriver d’ici deux à trois semaines à Paris comme dans le reste de la France.-

Et il y a enfin la question du manque de moyens. Une situation difficile à laquelle doivent faire face de nombreux hôpitaux, alors que la propagation de l'épidémie s'accélère sur le sol français. "Les moyens matériels manquent, mais nous arrivons à nous adapter. Ce dont nous manquons, c'est de personnel. Nous ouvrons des lits pour prendre en charge les patients, ce qui est très bien. Cependant, nous n'avons pas les soignants qui sont nécessaires." 

En Île-de-France, des appels à la solidarité ont été lancés ces derniers jours pour demander aux étudiants et aux retraités ainsi qu'aux volontaires de venir prêter mains fortes au personnel hospitalier. Actuellement, le nombre de décès dus au coronavirus (Covid-19) dépasse désormais les 1.300 morts en France, tandis que plus de 250.000 personnes sont officiellement infectées en Europe. A en croire Nicolas Capelle, "le pic de l’épidémie devrait arriver d’ici deux à trois semaines à Paris comme dans le reste de la France".

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