Coronavirus : ces indicateurs qui incitent à l'optimisme en France

Net ralentissement de la progression du virus et de sa vitesse de propagation, baisse significative du nombre de personnes en réanimation... Autant d'indicateurs qui annoncent un signe fort de recul de l'épidémie dans l'Hexagone.

CRISE SANITAIRE - Plusieurs voix scientifiques s'élèvent pour annoncer la fin de l'épidémie de Covid-19 en France, du moins pour les prochains mois. Quels sont les indicateurs qui incitent à l'optimisme ? Éléments de réponse.

En France, selon plusieurs scientifiques, la première vague de l'épidémie touche à sa fin. Certains chercheurs restent tout de même prudents, car le nombre de cas est en forte augmentation dans d'autres pays du monde, comme l'Iran, ou en Amérique du Sud. S'il semble donc encore trop tôt pour affirmer que l'épidémie française de Covid-19 appartient au passé, plusieurs indicateurs incitent toutefois à l'optimisme. Tour d'horizon.

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Un faible nombre de contaminations quotidiennes

Premier point positif : le nombre de contaminations quotidiennes est en très forte baisse par rapport au début de l'épidémie. Cet élément favorable a été confirmé par le Pr Jean-François Delfraissy, vendredi matin. "Là où nous avions autour de 80.000 nouveaux cas par jour début mars, nous estimons maintenant que nous sommes autour de 1.000 cas", a indiqué le président du Conseil scientifique, chargé d'éclairer l'exécutif, sur France inter.

"Cela montre bien qu'il y a une réduction importante. Nous pouvons donc dire qu'actuellement, raisonnablement, l'épidémie est contrôlée." Cet indicateur incite toutefois à la prudence : il signifie également que le virus est toujours en circulation dans le pays.

La courbe du nombre de personnes en réanimation en baisse constante

C'est l'un des indicateurs les plus scrutés pour observer la saturation dans les hôpitaux : la courbe du nombre de personnes en réanimation. Depuis le 8 avril, cette courbe est en baisse constante. C'est à cette date qu'a été atteint le pic, avec 7.148 patients en soins intensifs. Depuis, ce nombre ne cesse de diminuer. 

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Au 4 juin, "1.163 malades atteints d'une forme sévère de Covid-19 sont hospitalisés en réanimation", précise la Direction générale de la Santé. Bonne nouvelle, cette tendance à la baisse ne s'est pas interrompue avec le déconfinement du 11 mai.

Le facteur R0 toujours inférieur à 1

L'autre indicateur très observé est plus technique mais tout aussi important : le facteur de propagation du virus, appelé R0. Il indique le nombre de personnes contaminées par un seul malade. Si ce facteur se situe au-dessus de 1, alors l'épidémie se répand. S'il est en-dessous, alors l'épidémie est contenue, et perd peu à peu de son ampleur. "Avant le confinement, le facteur R0 était de 4 à 5", rappelait il y a quelques jours à LCI Étienne Decroly, directeur de recherche au CNRS. 

Le confinement, en vigueur en France durant huit semaines, a permis de faire descendre le R0 autour de 0,6. "Aujourd'hui, c'est toujours le cas", assure le chercheur.

L'été, la plus mauvaise saison pour les coronavirus

Si ces bons résultats sont à attribuer au confinement, un autre élément pourrait bien avoir contribué à la baisse du nombre de cas : la chaleur. En effet, une étude réalisée par l'Académie nationale de médecine au mois de mai permet d'affirmer que "les climats chauds ont un effet réducteur sur la transmission". Et cela tombe bien : l'été arrive en France.

En vidéo

Pr Philippe Parola : "L'épidémie est terminée pour cet été, cette histoire de deuxième vague est fantaisiste"

De plus, les virus de la même famille que celui causant le Covid-19, comme par exemple ceux provoquant de banals rhumes, ont l'habitude d'être peu présent lorsqu'il fait chaud. "Dans l'histoire, les coronavirus ne circulent pas l'été, donc là, c'est fini", assurait même jeudi sur LCI le Pr Philippe Parola, membre de l'équipe du Pr Raoult (voir vidéo ci-dessus).

Aucun "cluster" à l'origine d'une contamination massive

Selon le dernier bilan de Santé publique France, 109 foyers de contamination ont été recensés dans le pays. Parmi eux, 20% sont maîtrisés (aucun nouveau cas n'apparaît dans les 7 jours qui suivent le dernier) voire éteints (aucun nouveau cas dans un délai de 14 jours). Surtout, "aucune diffusion communautaire (survenue de nouveaux cas hors de la collectivité et en lien avec le cluster) non contrôlée n'est rapportée", assure l'agence sanitaire.

Si le nombre de "clusters" a largement augmenté en France - il y en avait 46 lors du précédent bilan - ce n'est pas forcément signe d'une reprise de l'épidémie. Cela traduit simplement une meilleure capacité de dépistage.

Les brigades sanitaires peu mobilisées

Enfin, les brigades sanitaires, le dispositif mis en place pour identifier les cas contacts des personnes déclarées positives au coronavirus et les inviter à se faire dépister, semblent moins mobilisées que ce qui avait été envisagé. 

Jointe par LCI, la brigade sanitaire du Val d'Oise, département pourtant classé en orange et plus touché que la moyenne nationale, constate que sa "charge de travail est bien moins importante que prévu". Signe que l'épidémie décline.

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