Coronavirus : ces patients atteints de maladies chroniques qui renoncent aux soins en pleine pandémie

Coronavirus : ces patients atteints de maladies chroniques qui renoncent aux soins en pleine pandémie
Santé

AU CŒUR DES URGENCES - Dans les services des urgences, les patients doivent se faire soigner ont déserté les salles d'attente par crainte d'attraper le coronavirus. Alors pour que les personnes atteintes de maladies chroniques maintiennent leur suivi, il a fallu les rassurer.

Dans les services d'urgence d'un hôpital de Seine-Saint-Denis, les patients atteints d'autres pathologies que le COVID-19 se font rares. Le plus grand centre de dialyse d'Île-de-France a dû rassurer les patients qui refusaient de venir pour que leurs soins se poursuivent. Si les services dédiés aux coronavirus peinent à faire face à l'afflux de patients, de l'autre côté, le calme règne... et cela inquiète.

Un changement radicale de fréquentation observé dans les urgences mais aussi les centres de soins, où les médecins généralistes peinent à mener à bien le suivi des maladies chroniques. Leur activité divisée par deux, l'interruption du suivi inquiète. En effet, les professionnels redoutent que, à la fin de la pandémie du coronavirus, ce soit une autre urgence sanitaire qui surgisse. "Pour certaines pathologies, ça peut devenir grave", estime auprès des caméras de TF1 le Dr. Bruno Metayé, médecin généraliste à Sceaux, dans les Hauts-de-Seine.

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Dr Éric Thibaud : "Le nombre de cas grave qui se présente aux urgences est en train de diminuer"

"On voit moins de malades chroniques, moins de victimes d'AVC... Il est donc possible que des patients renoncent à venir, peut-être par peur d'être contaminés", avance le professeur Gayat. Une situation qui fait craindre des "lendemains difficiles" pour les services de réanimation -- mais aussi et surtout pour les malades, qui risquent  des complications.

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"A un certain moment, il va y avoir un contre-coup" avec potentiellement "des situations très graves", s'alarme Sébastien Gette, qui met en garde les patients tentés de repousser leur venue à l'hôpital. Un message relayé par Lamine Gharbi, de la FHP : "S'il y a une urgence, il faut continuer d'aller à l'hôpital et ne pas se dire 'j'irai plus tard'. Les hôpitaux sont là pour ça".

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