Coronavirus : chauve-souris, serpent... l'origine du 2019-nCoV toujours incertaine

Coronavirus : chauve-souris, serpent... l'origine du 2019-nCoV toujours incertaine
Santé

Toute L'info sur

Coronavirus : l'épidémie meurtrière qui inquiète la planète

SANTE - Les chercheurs estiment que ce nouveau virus provient probablement des chauve-souris, comme celui du Sras, avec lequel il partage 80% de similitudes sur le plan génétique. Mais on ignore toujours quel animal l'a transmis à l'homme....

Environ 1.300 cas, dont 41 mortels : plus de trois semaines après son apparition, le nouveau virus se répand désormais comme une traînée de poudre. D'autres pays d'Asie sont touchés et quelques cas ont été détectés en Australie, en France et aux Etats-Unis. Si les symptômes sont désormais connus – proches d'une grippe, à savoir de la fièvre, une pneumonie, une toux et des difficultés respiratoires -, des doutes subsistent quant à son origine. "Le réservoir de virus est probablement animal mais n'a pas encore été identifié avec certitude", explique l'Inserm qui privilégie une "zoonose", soit une maladie transmise par les animaux. Mais par lequel ?  

Les chercheurs qui ont planché sur cette épidémie estiment que ce nouveau virus provient probablement des chauves-souris. Une hypothèse qui se fonde sur le précédent du Sras, en 2003 : à l'époque, ce syndrome respiratoire aigu sévère avait émergé dans le sud de la Chine après avoir été transmis de la chauve-souris, son "réservoir naturel", à l'homme par la civette palmiste masquée. Ce mammifère sauvage est vendu vivant sur des marchés de Chine méridionale pour sa viande.

Lire aussi

Le marché aux fruits de mer de Wuhan suspecté

Mercredi,  le Journal of Medical Virology a émis l'hypothèse qu'un serpent pourrait être impliqué dans le développement du coronavirus 2019-nCoV, mais cela a aussitôt été contesté par d'autres experts, qui penchent plutôt pour un mammifère.

Seule certitude : identifier cet animal est primordial. Cela pourrait en effet contribuer à juguler l'épidémie, comme le rappelle le précédent du Sras : "C'est en interdisant la consommation des civettes et en fermant les fermes d'élevage qu'on avait pu prévenir toute réintroduction" du virus, a déclaré le Pr Arnaud Fontanet, de l'Institut Pasteur à Paris. 

Le Marché aux fruits de mer de Huanan à Wuhan a été fermé le mois dernier, dès la découverte des premiers cas de maladie chez des commerçants du marché. Comme son nom ne l'indique pas, le marché vendait bien d'autres espèces que des produits de la mer, à en croire une brochure publicitaire et une enquête d'un média chinois.  Des ventes illégales d'animaux sauvages s'y déroulaient, a reconnu mercredi le directeur du Centre national de contrôle et de prévention des maladies, Gao Fu, sans pouvoir dire si du gibier était bien à l'origine de l'épidémie. En principe interdit de consommation, la civette figure pourtant sur une liste de 112 produits offerts à la vente par un des commerçants du marché de Wuhan.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent