Coronavirus : que deviennent les déchets toxiques des hôpitaux ?

Coronavirus : que deviennent les déchets toxiques des hôpitaux ?
Santé

RÉSIDUS - Durant cette crise sanitaire, causée par l'épidémie de Covid-19, les hôpitaux ont du faire face à une activité inédite, activité qui a engendré une quantité de déchets hospitaliers en très grand nombre. Des déchets hautement sensibles qui sont traités chaque jour avec une très grande précaution.

Depuis plusieurs semaines, l'épidémie de Covid-19 a engendré une crise économique et sanitaire sans précédent, ayant des conséquences sur tous les domaines d'activités. Le milieu hospitalier, en première ligne, prend toutes les précautions nécessaires pour éviter toute propagation du virus. Les hôpitaux sont ainsi devenus d’énormes générateurs de déchets, devant jeter chaque protection unique : les masques, les gants ou autres blouses jetables. 

A Nancy, depuis l'irruption de l'épidémie, le centre hospitalier régional universitaire ne se pose plus de questions et fait tout détruire par la filière des résidus infectieux, même les objets les plus courants. Deux fois plus de poubelles sont ainsi remplies de ces déchets à risque. Des bacs qui transitent dans un bâtiment à l'écart des unités de soin et passent par un portique de détection nucléaire. Une précaution mise en place depuis des années déjà au centre, pour filtrer les sources radioactives issues des radios et des scintigraphies.

Plus de 120 tonnes de déchets détruites par semaine

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Ces déchets sont ensuite pris en charge par un industriel jusqu'au centre de traitement. Désormais, la collecte se fait 7 jours sur 7, deux fois par jour. A l'arrivée au centre de traitement, les contenants sont passés au scanner pour vérifier qu'aucun ne manque à l'appel. La réglementation impose 48 heures maximum de conservation avant destruction. Une destruction qui s'effectue dans un four à plus de 1 100 degrés, une température à laquelle aucun virus ne survit.

Les fumées des déchets sont traitées dans des installations culminant à 45 mètres de haut alors que les contenants sont ensuite lavés sous pression, avant que le liquide de désinfection de ces bacs ne soit lui aussi brûlé à 1 100 degrés. La cadence de destruction des déchets a été accélérée, l'attente entre chaque cycle passant de cinq à deux heures. Habituellement, 80 tonnes de ces déchets hospitaliers sont détruits chaque semaine. Aujourd'hui, c'est plus de 120 tonnes qui partent en fumée de façon hebdomadaire.

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