Coronavirus : comment vivent et meurent les épidémies ?

Coronavirus : comment vivent et meurent les épidémies ?

UN OEIL DANS LE RÉTRO - Peste, SRAS, chikungunya... Chaque virus est unique, mais plusieurs facteurs peuvent expliquer la fin d'une épidémie. Alors, comment s'arrêtaient les épidémies du passé ?

L'arrêt d'une épidémie dépend beaucoup de nombreux facteurs. Comme le coronavirus actuel, le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) est apparu en Chine, en 2003. Il avait été transmis de la chauve-souris à l'homme par l'intermédiaire d'un mammifère sauvage vendu vivant sur des marchés pour sa viande. 8000 personnes ont alors été contaminées dans près d’une trentaine de pays. L’OMS avait lancé une alerte mondiale, occasionnant la prise de mesures de confinement avaient mises en place, des règles d’hygiène draconiennes dans les écoles, hôpitaux et les aéroports sont instaurées. Après un pic atteint en mars 2003, l’épidémie endiguait en juillet 2003.  Près de 800 personnes mourront de l'épidémie.

Chaque virus est unique mais plusieurs facteurs peuvent expliquer la fin d’une épidémie, souligne le Dr Gérald Kierzek, consultant santé pour TF1 et LCI : "Les corps humains vont s’habituer et cette résistance naturelle, cette sélection naturelle va faire que l’épidémie va s’arrêter. La deuxième manière elle est naturelle aussi. Ce sont les changements d’environnement, le changement climatique. Le SRAS s’est arrêté il  y a quelques années au Vietnam parce que les températures étaient trop élevées pour l’environnement et pour le virus." Enfin, le médecin urgentiste ajoute : "Le troisième moyen, c’est l’action humaine : la prise en charge des malades, les mesures préventives et les vaccins."

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"Il faut détecter les cas"

Au Moyen-Age, déjà, les autorités tentaient de mettre fin à l’épidémie de peste, principalement avec des mises en quarantaine. À la Réunion en 2006 la résistance des habitants après avoir été infectés a contribué à endiguer l’épidémie de chikungunya. 

Alors comment en finir avec cette épidémie de coronavirus ? "Il faut être sans arrêt sur la défense", selon Didier Raoult, directeur de l’institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection, "être sans arrêt capable de tester des choses, avoir la vitesse de faire des centaines de cas, nous on a déjà fait 7.000 tests pour le coronavirus chinois pour éviter de passer à côté de cas et pour éviter que ces cas transmettent et amplifient la maladie il faut détecter les cas.”

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