Obligatoire ou pas ? Où et quand ? Ce qu'on sait du port du masque à partir du 11 mai

Obligatoire ou pas ? Où et quand ? Ce qu'on sait du port du masque à partir du 11 mai
Santé

SE PROTÉGER - Edouard Philippe a réalisé ce jeudi un point sur "la préparation de l'étape du 11 mai". Depuis Matignon, le Premier ministre a notamment précisé la stratégie française sur le port du masque.

Il doit permettre de se protéger. Mais reste introuvable ou coûte parfois trop cher. Le port du masque, indispensable pour le déconfinement, fait partie des questions cruciales évoquées par le chef du gouvernement ce jeudi 7 mai. Entouré des ses principaux ministres concernés par la sortie de ce confinement, ils ont chacun précisé les situations dans lesquelles cette protection serait obligatoire et les sanctions qui pourraient s'appliquer en cas de non-port du masque.

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Concernant le personnel soignant, le ministre de la Santé a assuré que "toutes les conditions seront réunies" pour leur permettre de "reprendre une activité normale" et ce, notamment parce que des équipements de protection "vont être distribués en plus grande quantité". Y figure en bonne place les masques, dont les professionnels manquaient terriblement en début de pandémie. "100 millions de masques" seront distribués chaque semaine à partir du 11 mai, a fait savoir Olivier Véran. Si la majorité va au personnel soignant, une partie sera livrée aux enseignants, tandis que quelque 5 millions de masques seront donnés chaque semaine par les préfets aux personnes les plus vulnérables, en raison de leur santé ou de leurs finances.

Lors de la présentation des mesures de déconfinement, le ministre de la Santé a préconisé que les individus présentant des symptômes portent cette protection à domicile afin de protéger leur entourage. Il en va de même pour les "cas contact" en attente des résultats d'un test PCR. Pour les personnes les plus vulnérables, le ministre les appelle à "ne pas hésiter" à se vêtir de cette protection "pour toutes les sorties" et "pour toutes les visites" à domicile, qu'il s'agisse d'un masque chirurgical ou "grand public". 

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135 euros d'amende pour non-port du masque dans les transports

Si Olivier Véran s'est voulu rassurant et de bons conseils, le ton était autrement plus ferme lorsqu'est venue la question du port du masque dans les transports. Afin de se "déplacer en assurant la protection des usagers et du personnel", la ministre de la Transition écologique et solidaire a ainsi rappelé qu'il serait dorénavant "obligatoire pour les usagers de onze ans et plus", et pour les salariés en contact avec les publics, y compris dans les gares. Pour aider les Français à s'en procurer, notamment dans les premiers jours de déconfinement où cette denrée pourrait être rare, un masque sera "à disposition en appoint pour les personnes qui n'auront pas pu s'en procurer", a déclaré la ministre.

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Si, malgré cette aide, un usager venait à ne pas se plier à cette règle, il s'exposerait à une amende de 135 euros. Christophe Castaner s'est en effet montré implacable : "Les infractions continueront à être sanctionnées suivant le régime de de contravention spécifique à l'état d'urgence sanitaire". Dans les transports publics, les collectivités et les entreprises seront en première ligne pour faire respecter cette règle, notamment grâce au projet de loi sur la prolongation de l'état d'urgence sanitaire, qui doit permettre aux agents assermentés de sanctionner les passagers. Cependant, le ministre de l'Intérieur a indiqué que l'Etat pourrait, si besoin, prêter main forte à ces institutions. Le locataire de la place Beauvau a d'ores et déjà prévenu que "20.000 policiers et gendarmes" sont prêts à venir "en renfort" aux agents afin que tout se déroule pour le mieux dans les transports. 

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Quant à se vêtir de cette protection dans la rue, Edouard Philippe a estimé qu'une telle mesure "était "excessive" et a préféré en appeler au "bon sens" de la population. 

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