"Nous reprenons le contrôle sur l'épidémie" : l'optimisme prudent d'Olivier Véran

"Nous reprenons le contrôle sur l'épidémie" : l'optimisme prudent d'Olivier Véran

ÉPIDÉMIE - Le ministre de la Santé a accordé à plusieurs quotidiens une interview dans laquelle il affirme que "la situation s’améliore" tout en appelant à ne pas "relâcher nos efforts collectifs".

Entre optimisme et prudence : Olivier Véran a accordé une interview-fleuve aux journaux du groupe Ebra, dans laquelle il  assure notamment que "nous reprenons le contrôle sur l'épidémie". Un peu plus de deux semaines après le reconfinement du pays, le ministre de la Santé estime en outre que "tout porte à croire que nous avons passé un pic épidémique", tout en appelant les Français à rester vigilants dans l'optique des fêtes de fin d'année.  

Voici ce qu'il faut retenir de ses propos publiés notamment dans Le Dauphiné Libéré.

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Selon Olivier Véran, le second confinement porte ses fruits. "(…) Le virus commence à moins circuler. Depuis dix jours consécutifs, le nombre de nouveaux diagnostics de Covid-19 diminue, le taux de positivité des tests et le taux d’incidence baissent. Tout porte donc à croire que nous avons passé un pic épidémique." 

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Pour autant, poursuit-il, "nous n’avons pas encore vaincu le virus" car "le niveau de diagnostics reste élevé, entre 20.000 et 30.000 par jour". Et de résumer : "Clairement, il est trop tôt pour crier victoire et relâcher nos efforts."

Vers un allègement du confinement ?

C'est ce que laisse entrevoir le ministre. "Si nous restons sur cette trajectoire de diminution de l’épidémie, au 1er décembre, nous pourrions être amenés à alléger certaines mesures, sans lever complètement le confinement. Tout va dépendre de la dynamique de l’épidémie et du respect du confinement."

Des fêtes de Noël en suspens

Là-encore, le ministre donne rendez-vous à la fin du mois. "Nous voulons leur permettre (aux Français, ndlr) de préparer et célébrer Noël dans les meilleures conditions. Nous leur donnerons d’ici la fin du mois plus de visibilité sur comment les fêtes et les vacances pourront se dérouler." 

Cela pourrait-il se traduire par une fenêtre ouverte aux Français le temps des vacances avant de se confiner à nouveau ? "Ne faisons pas de politique fiction", met en garde Olivier Véran. "Trop de paramètres entrent en ligne de compte dans une épidémie comme celle-ci. Nous ne pouvons pas relâcher notre vigilance et il faudra être encore plus attentifs après le confinement."

La "réa" mieux organisée pour la deuxième vague

Selon le ministre, les hôpitaux font face à une situation différente du printemps dernier. "Nous avons davantage de malades hospitalisés que pour la première vague, mais moins de patients en réanimation", estime Olivier Véran. Et de préciser : "Nous avons autant de cas graves que pendant la première vague. Mais en réorganisant les soins intensifs et de réanimation, nous améliorons les prises en charge. Les patients sont moins souvent intubés ou mis dans le coma."

Pas de vaccin sans "toutes les garanties"

Cela peut être une très bonne nouvelle, mais il ne faut pas s’emballer. Pour l’instant, il s’agit de données intermédiaires d’études cliniques. Quand peut-on espérer une campagne de vaccination si un "produit miracle" est découvert ? Réponse du ministre : "Au total, d’ici le début de l’année prochaine, trois ou quatre laboratoires pourraient présenter des avancées significatives sur le vaccin et demander une autorisation de mise sur le marché. Si nous disposons de plusieurs vaccins, nous ferons le choix de ceux qui nous paraissent les plus sûrs et les plus efficaces. 

Prudent, Olivier Véran affirme en tout cas que "la campagne vaccination ne commencera que quand nous aurons toutes les garanties de vacciner en toute sécurité la population."

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